Mon défi des entreprises 2017


Voilà un certain temps que je n’avais pas écrit. C’est simplement parce que je n’avais pas grand chose à dire. Après mon dernier marathon, j’ai décidé de prendre le temps de courir sans effort pour 2 semaines qui s’est étiré en 2 mois. C’est vraiment bon sur le plan psychologique ce genre de pause. Je vais le refaire c’est certain. Puis j’ai repris le flambeau en décembre pour ma préparation de mon premier ultra le 3 juin à Kingston.

En janvier, j’ai subit une petite blessure au psoas gauche. Bien que cet inconfort me permettait de courir, je devais le faire dans la douleur. J’ai eu recours à plusieurs spécialistes pour des traitements. Finalement, en mars, la douleur a disparu et j’ai pu courir de nouveau sans douleur. Par contre, j’ai attrapé un rhume qui m’a mis KO pour quelques semaines. Mon entraînement à vraiment commencé au mois d’avril sans douleur et en santé. Ce sont là de bonnes sensations.

En préparation de mon premier ultra de 6 heures le 3 juin à Kingston, je fais deux courses de 10 km, soit le défi des entreprises et le 10 km du marathon d’Ottawa. Ce premier 10 km a été réalisé hier.

Défi des entreprises 2017

Mon record personnel sur 10 km est de 42 minutes 25 secondes, un chrono que j’ai fait à deux reprises. Je vais chercher à l’améliorer au marathon d’Ottawa à la fin mai. C’est mon objectif.  Pour faire ce temps, je sais quel temps je dois faire pendant mes fractionnés. J’étais à quelques secondes de mes temps de références pour ce record lors de mes entraînements. Je savais donc que mon record n’étais pas possible, mais je voulais faire 43 minutes.

Le jour de course il pleut. C’est rendu une habitude à Gatineau. Les conditions météos des derniers mois ont été exécrables. Cela demande beaucoup de motivation pour sortir courir sous la pluie et sur les 1600 personnes inscrites, environ 1000 se présentent. Félicitations à ces 1000 personnes !

Le départ du 10 km est à 9h30. J’arrive sur le site vers 8h50, le froid et la pluie, j’évite ça au max. Sur le site, je cherche mes compagnons de course. Je ne trouve personne. Je me promène sur le site et je croise l’organisateur Daniel Riou. Après plusieurs années de discussion virtuelle, nous pouvons enfin se voir en vrai. Félicitations Daniel, un bel événement.

Il est rendu 9h23 et la nature m’appelle. Je me rends vers les toilettes pour un pipi et il y a une longue file d’attente. Je cours dans le bois et au même moment j’attends l’annonceur parlé, mais je n’arrive pas à comprendre. Je me rends à la ligne d’arrivée pour demander des informations et c’est que le départ du 10 km a été donné. Je cours vers la ligne de départ.

Je passe la ligne de départ avec 4  minutes de retard. Similaire aux Patriots de la Nouvelle-Angletterre lors du dernier Super Bowl, j’entame une remonté lol 🙂  Je me faufile entre les marcheurs. Je cherche simplement à faire ma course pour mesurer mon état de forme. Ça va bien et les sensations sont bonnes dans les côtes. Les jambes répondent bien. Mon 43 minutes est jouable.

temps_luc

Je fini la course en 12ième position sur 355 participants avec un temps officiel de 47 minutes 47 secondes pour un temps puce de 43 minutes 47 secondes. La différence c’est le 4 minutes pour franchir la ligne de départ. C’est un bon test pour mon ultra de juin. Je sais que je serai prêt à ce moment là. Il n’y a plus qu’à suivre le programme et arrivé à la ligne de départ à temps. C’est la première et dernière fois que cela m’arrive. J’ai fait fait preuve de laxisme dans ma gestion de cette course. J’ai appris.

Merci au Journal Le Droit de m’avoir accepté dans leur équipe. L’an prochain je serai à l’heure au départ 🙂

 

 

Publié dans Général | 3 commentaires

Ma troisième participation au Marathon Desjardins de la vallée de la Rouge


J’effectue beaucoup de lecture sur la course à pied et la préparation physique. J’essaie constamment de m’améliorer en adoptant les exercices et les techniques qui donnent d’excellents résultats. J’avais lu en début d’année un article qui stipulait qu’une préparation pour un 5 km lorsqu’intégré dans une préparation marathon donnait des résultats super positifs. J’ai donc intégré une préparation pour un 5 km dans ma préparation marathon. Je veux courir vite alors quoi de mieux que de se préparer pour un 5 km, n’est-ce pas ?

Dans le cadre de ma préparation marathon, j’ai effectivement couru vite. Mon allure de référence pour mes fractionnés étaient de 3 minutes 30 secondes au km et mes tempos entre 3 minutes 55 secondes et 4 minutes 15 secondes au km. Mes longues sorties sont inspirées de la méthode Run Les Run Faster et j’effectuais un 30 minutes en échauffement suivi de 30 minutes allure de mes tempos, 5 minutes de retour au calme pour enchaîner avec 2 répétitions de 14 minutes allure marathon avec 2 minutes de récupération entre les répétitions. Je terminais avec 30 minutes de retour au calme. Mes « longues sorties » ne dépassaient pas 2 heures 5 minutes. En plus, le total de mes semaines n’a jamais fait plus de 58 km. Des petites semaines dans le monde du marathon.

En somme, en réduisant le volume d’entraînement, je peux développer davantage ma vitesse car j’ai les jambes moins fatiguées des impacts des longues distances. C’est en théorie !

 

En théorie aussi, je savais qu’il était possible de prédire un temps sur marathon en fonction du résultat d’une course de 5 km  http://www.runnersworld.com/tools/race-time-predictor Je me suis donc inscrit à la course de l’Armée pour un 5 km. J’ai réalisé un temps de 20 minutes 36 secondes malgré une intoxication alimentaire. Dix jours plus tard, j’ai fait un autre 5 km. J’ai encore réalisé un temps de 20 minutes 36 secondes malgré un gros rhume. C’est de la constance en termes de chrono et de maladie. Ces temps sur un 5 km me donnent une prédiction de 3h17 sur marathon. En théorie !

Puis, au début octobre, je suis tombé sur cet article en anglais :

http://www.runnersworld.com/marathon-training/heres-a-better-marathon-time-predictor

Selon cette règle, c’est 3h21 mon temps sur marathon. En théorie !

prediction

En théorie, selon mes temps de références sur mes 5 km, je devrais faire entre 3h17 et 3h21 pour mon prochain marathon. En théorie !

De la théorie à l’obsession pour Boston

J’ai toujours cette obsession de ma qualifier et de courir de nouveau le marathon de Boston. Une fois qu’on y a gouté, c’est hautement addictif cette course. Je veux être du party de nouveau. Je n’ai pas réussi à me qualifier pour 2016 alors le désir de faire le standard est très fort. En 2016, toute ma préparation et mes entraînements n’avaient que cet objectif, me qualifier lors du marathon de la vallée de la Rouge. Il ne me restait qu’à me débarrasser de mon rhume avant le marathon. Ce qui fut fait la veille du marathon. L’énergie n’était pas au top, subissant encore les séquelles de ce vilain rhume. Je n’avais aucune idée des répercussions. Par contre, j’allais le savoir dans moins de 24 heures.

Le marathon Desjardins de la vallée de la Rouge

Le marathon en est à sa cinquième édition et moi à ma troisième participation. En 2014, j’avais fait un temps de 3h22’36. En 2015, j’avais couru le marathon avec une côte disloquée, résultat d’un éternuement super puissant car j’avais un rhume. Oui, encore un rhume, l’automne c’est ma saison des rhumes.

Le parcours de ce marathon est relativement plat, idéal pour établir une nouvelle marque personnelle ou pour faire un temps de qualification pour le marathon de Boston. Le parcours est mesuré et compte comme référence pour le marathon de Boston. Fidèle à mes habitudes, je discute avec quelques coureurs et nous sommes plusieurs à vouloir faire 3h20. Le calibre est relevé car il n’y a que 37 personnes d’inscrites pour le marathon. Ça va être vite !

Au départ, il fait 1 degré Celsius. Sur la photo, je dirais que je ne suis pas habillé pour la bonne saison lorsque je me compare avec les autres participants. Moi, je me sens bien. Je n’ai pas froid. Ma voiture étant à proximité, j’ai enlevé mon linge de surplus 2 minutes avant le départ et je me retrouve en première ligne. C’est l’avantage des petits marathons. Je les adore pour ça.

luc_depart

Crédit photos Dominic Bouffard

Mais regardez-moi ces cuisses !!! Le travail en côtes a été payant.

luc_depart_o.jpg

Crédit photos Dominic Bouffard

Le départ est donné et je me concentre sur mes sensations. Dès les premiers mètres, je réalise que ça va vite. Nous sommes à 4’25 au km alors je réduis l’allure pour adopter 4’37 au km.

luc_determine

Crédit photos Dominic Bouffard

Ce coureur est en mission !

luc_silencieux

Crédit photos Dominic Bouffard

Je m’attends à devoir faire quelques arrêts aux toilettes lors de ce marathon. Mon épisode d’intoxication alimentaire fait en sorte que mes intestins collaborent mal depuis quelques jours. C’est le cas en ce dimanche. Pendant le marathon, je vais devoir faire 2 pauses toilettes. Je vais perdre environ 2 à 3 minutes pendant ces épisodes et avant même le onzième km. Il y a de ces journées !

Malgré tout, mon allure a été constante jusqu’au 25 ième km. Vers le 29 ième km, je me mets à calculer pour réaliser qu’à l’allure que j’ai en ce moment, je me dirige vers un temps de 3h23. Si vous vous demandez à quoi je pense quand je cours un marathon, bien, je pense à mon temps et je fais des calculs. Avec un temps de 3h23, je ne vais pas à Boston alors je dois augmenter le tempo. Je suis à quelques secondes de mon but et j’ai n’ai pas le goût d’échouer. Un temps qui me semble confortable serait 3h22. Cette année, la coupure pour Boston dans mon groupe d’âge a été de 3h22 minutes 51 secondes et en 2014, 3h22 et 32 secondes. Trois minutes de jeu, c’est mon minimum acceptable pour me sentir en sécurité pour la coupure.

J’ai du puiser dans des réserves physiques et mentales pour maintenir le rythme et retrancher cette minute de trop. Je suis passé au demi en 1h39 et des poussières et j’ai fait l’autre demi en 1h42 et des poussières pour un temps de 3h21 minutes et 53 secondes. La prédiction de mon temps marathon en fonction de ma course de 5km est surprenante. La théorie a fonctionné 🙂  De plus, j’ai 3 minutes et 7 secondes de mieux que mon standard pour Boston qui est de 3h25. Je pense que cela fera l’affaire. Je crois que je vais pouvoir courir de nouveau Boston, mais en 2018.

Mission accomplie

Je vis une grande satisfaction d’avoir réalisé mon objectif de course à pied pour 2016. J’ai débuté ma préparation au mois de mars afin d’avoir une progression graduelle. Je cherchais également à obtenir le sommet de ma forme au début d’octobre. J’ai bien géré ma progression, sans blessure et malgré les intoxications et le rhume, la forme était au rendez-vous. C’est un grand soulagement que de vivre ce moment d’avoir réalisé cet objectif. L’année dernière fut difficile et m’a transformé en tant que coureur et personne. Oui, l’année 2015 a été difficile avec de multiples blessures et de grandes déceptions. C’est un grand moment pour moi de faire ce temps. C’est mon deuxième meilleure chrono à vie après mon 3h19 de 2014 à Ottawa. Je suis très satisfait de ce que j’ai accompli.

Un premier ultra ?

Sur le parcours, pour me motiver à retrancher cette minute de trop, je me disais qu’il serait temps d’aller courir une course qui est dans ma « bucket List ». Comme récompense suite à ma troisième qualification pour le marathon de Boston, je vais donc aller courir mon premier ultra en juin 2017, soit un 6 heures de course à Kingston http://ca.srichinmoyraces.org/kingston/6-hour-race . C’est une course qui favorise la méditation. Un genre de Chemin de Compostelle en ultra. Pour méditer et courir sans calculer et gérer mon allure. Juste pour me faire plaisir. Je le mérite bien après avoir accompli ma mission.

Publié dans Général | 8 commentaires

Pendant que les pros étaient à RIO, moi je m’éclatais à Brockville Ontario


L’été, je diminue l’entraînement en course à pied pour intégrer le vélo. J’en profite donc pour faire des duathlons. Cette année, ce sera un seul duathlon et à Brockville. J’ai fait 4 fois cette course au cours de 8 dernières années. C’est un parcours que j’aime bien, malgré que l’an passé le parcours avait été modifié à la dernière minute pour un parcours médiocre de la première course à pied. J’ai lu que la situation avait été corrigée alors j’ai décidé d’y retourner.

Mon objectif cette année était de faire 1h09. Mon record du parcours est de 1h10 alors je visais un nouveau record personnel. J’ai pratiqué les transitions vélo et course à pied dans le Parc de la Gatineau. Il ne me restait plus qu’à passer de la pratique à la compétition.

Au début de l’été, mon épouse, Nathalie, m’annonce qu’elle a le goût de reprendre la course à pied. J’avais mentionné à Nathalie qu’il  a un 5 km à Brockville avant le duathlon. Elle pourrait faire cette course. L’idée fait son chemin et elle fini par s’inscrire. Le retour à la course à pied sera du sérieux. Par le fait même, Nathalie et moi discutons avec une amie, Lucie, qui s’entraîne pour son premier demi-marathon. Elle se laisse convaincre de venir courir le 5 km à Brocville avec nous. Son objectif est de battre son record personnel sur la distance du 5 km pour se donner confiance dans son entraînement pour le demi.

Voilà trois comparses avec des objectifs personnels, Luc qui vise un record personnel sur la distance sprint duathlon, qui est un 2 km de course à pied, suivi de 21 km de vélo et un 5km de course à pied pour terminer. Lucie qui vise un record personnel sur 5km et Nathalie qui a comme objectif de renouer avec la course à pied et terminer l’épreuve en beauté.  Lire la suite

Publié dans Duathlon | 2 commentaires

Chaleur et humidité au Marathon d’Ottawa Banque Scotia 2016


Chaleur, humidité, peu de vent et du pollen en masse, voilà les conditions dans lesquelles j’ai couru le marathon d’Ottawa en 2016. Dame nature nous a joué un vilain tour ce weekend en nous donnant des conditions difficiles pour courir. J’ai passé la grande partie de ma préparation marathon à courir dans des températures en-dessous du point de congélation, et la journée de la course, c’est comme courir dans un sauna. Les prévisions météorologiques annoncent un 32 degrés Celsius pour une température ressentie de plus de 41 degrés Celsius. Chose certaine, je n’aurais pas besoin de gants et de ma tuque pour cette course 🙂 Non, ce n’est pas comme le Winterman !

Face à ce qui nous attendait, le comité organisateur jonglait avec l’idée d’annuler le marathon. Je discutais avec des coureurs le vendredi soir et tout le monde voulait courir. Heureusement que le comité organisateur ne s’est pas fié à l’opinion des coureurs pour prendre leur décision. Par contre, c’est une drôle de sensation que de ne pas savoir si j’allais courir ou pas le marathon. Finalement, l’annonce sera faite samedi à midi pour dire que le marathon aura lieu. C’est le demi-marathon qui est déplacé de 9h00 dimanche à 8h15. À partir de ce moment, la fébrilité s’est installée en moi. J’avais hâte d’affronter la chaleur pour le courir Ottawa.

Lire la suite

Publié dans Général | 4 commentaires

Un test d’effort pour mesurer l’état de la forme physique


Après des mois d’une bataille contre une douleur au cou et aux épaules, j’ai enfin conquis. Je retrouve le plaisir et la liberté de courir sans douleur. Cet état d’enthousiasme m’a permis de remarquer que mon état de forme n’était plus comme avant.

Lors d’entraînement, je me surprends à être essoufflé rapidement et je dois ralentir. J’ai décidé de ne plus me chronométrer pendant mes sorties et de courir aux sensations. Lorsqu’une douleur au cou limite la vitesse, je crois que ça va. Comme cette douleur est maintenant chose du passé, je vois que je ne peux me fier qu’aux sensations. Je vais avoir besoin de courir selon mes zones pour éviter une nouvelle blessure.

L’idée me trotte dans la tête depuis un certain temps. Je décide donc de passer à l’action et je prends rendez-vous pour un test d’effort chez mon ami Jean-Philippe Morency entraîneur personnel chez www.kino2.ca . Le test se déroule sur un tapis roulant. Le jour du test étant venu, j’avais oublié que c’était sur un tapis. Je regarde le tapis roulant et ça ne me tente pas. Après quelques minutes à courir sur le tapis, la bonne humeur revient et je me sens d’attaque.

C’est un test d’effort combiné avec une mesure du lactate dans le sang. Le lactate est mesuré en prenant une gouttelette de sang sur le bout du doigt. J’ai fait un peu de recherche et lorsque nous sommes au repos, nous avons entre 0,8 et 1,8 mmol/l de lactate dans le sang. Certains athlètes de haut niveau réussissent à obtenir un maximum entre 15 et 20 mmol/l de lactate dans le sang. Pour consulter le protocole, c’est ce lien.

Le test se révèle une belle surprise pour moi. J’ai une vitesse allure maximale de 16,13 km/h avec 8 mmol/l et une fréquence cardiaque maximale de 176 bpm.

test_luc_kino2

 

Les ajustements à faire

Ce que ce test permet de corriger, c’est que j’effectuais mon échauffement trop rapidement. Mon allure était de 5’15 au km alors que je devrais avoir 5’30 au km. Pour ce qui est de mes entraînements, j’effectuais mes tempos à 4’15 au km (allure du 10 km) alors que je devrais les faire à 4’05 au km (allure du 5 km). Bref, je courais trop vite au départ et pas assez vite par la suite c’est ce qui expliquerait que je manquais de souffle en partant trop vite. Je dois apprendre à courir plus lentement au départ pour pouvoir courir plus vite par la suite.

 

Depuis que j’ai introduit ces nouvelles allures, ça va mieux. Je maintiens le rythme, mais je ne réussis pas toujours à conserver parfaitement l’allure du 5km sur mes tempos. J’ai tendance à chercher à ralentir.  Par contre, je me sens moins fatigué à la fin d’un entrainement. Avec ces nouvelles allures, je joue de prudence jusqu’au marathon Banque Scotia d’Ottawa. Il ne reste que moins de 2 semaines. Je vais faire les modifications dans mon plan pour mon marathon d’automne. Je n’ai pas encore choisi lequel, mais je sais que je vais de nouveau tenter ma chance pour réaliser le standard pour le marathon de Boston. Eh oui, cet automne,  je repars à la chasse au standard !

 

Publié dans Général | 1 commentaire

Une victoire sans podium


Depuis juin, je traînais une blessure au niveau du cou suite à un faux-pas lors de travaux de rénovations au chalet. J’ai été accompagné par des spécialistes pour soigner ma blessure. La guérison a été beaucoup, beaucoup, beaucoup, et j’en passe, plus longue que ce que j’avais anticipé. En plus de combattre la douleur, je devais combattre mes démons intérieurs.

C’est fou comme une pensée négative arrive subitement. À titre d’exemple, je me prélasse tranquillement sur le divan en train de lire des articles sur la course et pied. Je rêve de pouvoir refaire Boston un jour. Je rêve de courir de nouveau sans douleur et, sans prévenir, je me fais envahir par une pensée négative. Le rêve passe au cauchemar. Mon cerveau cherche à me faire croire que je ne serai plus jamais capable de courir. Que c’est fini pour moi la performance lors des marathons et que plus jamais je ne ferai Boston de nouveau. Un match mental s’installe dans mon cerveau. Je combats ces pensées négatives. Je défais mes scénarios intérieurs et après plusieurs minutes, que dis-je, des heures, d’un combat acharné, je lâche prise. Je me dis que je dois simplement faire preuve de patience et qu’un jour, je recommencerai à courir sans douleur. Malgré tout, ce combat à ruiner ma soirée et à drainer mon énergie. Je me couche épuisé de moi-même, brûlé par mes pensées négatives.

Je cherche à ne plus laisser mon cerveau être envahi par de nouvelles pensées négatives. Pour y parvenir, je me fais plaisir en courant. Je cours avec mon chien, oui mon petit Yorkshire, et je cours des Fartlek, des jeux de courses. Il y a quelques semaines, dans un Fartlek, j’ai décidé que le jeu était d’attaquer les côtes. Je me suis laissé envahir par mon enthousiasme et j’ai fait un Fartlek de plus 24 km. Un record personnel de Fartlek. Les attaques des dernières côtes n’étaient pas très forte, mais je me suis fortement amusé.

CIqifYiUAAAQ-xL

Dernièrement, j’ai fait une séance d’intervalles sans chrono et sans distance, juste pour le plaisir. J’ai rencontré, par hasard sur ma route, mon ami Noel. Il m’a pris en photo. C’était un bon test cette séance et j’ai bonne mine. Ça fait du bien. Merci pour la photo !

luc_intervalles

Après plus de 10 mois de traitements et de m’assurer de conserver une attitude positive, je peux annoncer que ma douleur au cou et aux épaules est officiellement une chose du passé. Je vis une grande libération car je sais maintenant que je vais pouvoir courir le marathon d’Ottawa Banque Scotia avec plaisir et sans douleur. En passant, il reste encore quelques places de disponibles pour les différentes courses. C’est un super beau parcours, un des plus beau au Canada, alors je vous lance l’invitation de venir courir dans ma cour. Le marathon passe à 300 mètres de chez-moi et des portions du parcours sont mon terrain de jeu. Venez le courir avec moi et avec près de 40 000 autres personnes. L’ambiance est incroyable !

Le 29 mai prochain, je serai au départ pour le marathon. Je n’ai pas d’objectif de chrono, juste de m’amuser au maximum et de profiter des milliers d’encouragements que je vais recevoir tout au long du parcours. Je suis prêt mentalement pour recevoir tout ça. Quand à la préparation physique, bah ! c’est correct.  J’ai pris quelques kilos, 2 au total (5 livres) depuis un an. La forme n’est pas mauvaise, mais elle n’est par ce qu’elle a déjà été. Peu importe, je peux courir sans douleur et j’ai retrouvé le plaisir de courir. C’est une grande victoire, même si je n’ai pas et n’aurai pas de podium.

Publié dans Général | 4 commentaires

L’effet domino et la gestion d’une blessure


Depuis plusieurs mois, je suis au prise avec une blessure au cou, rien à voir avec la course à pied, mais le résultat de travaux au chalet. Ce qu’il y a d’assez particulier avec une telle blessure, c’est que la douleur se déplaçait, comme un effet domino.

Un matin, c’était l’épaule droite qui répondait mal, assombrie par la douleur. Un autre matin, c’était le cou et un sacré mal de tête. Ces journées-là étaient pénible car le mal de tête drainait toute mon énergie. Un autre matin, c’était en plein entre les deux omoplates et d’autre fois, c’était l’épaule gauche.

Je me suis constitué ma petite équipe de traitements avec un chiro, un physio et une massothérapeute kinésiologue. J’ai eu des traitements, des exercices à faire à la maison, mais il n’avait rien à faire, aucune amélioration notable. J’étais à la recherche d’une petite lueur d’amélioration.

Dans ces circonstances, c’est fou l’énergie que je dépensais à me dire que ça va débloquer et à rester positif. Je ne voulais pas me décourager, pourtant, tout aurait été si simple de sombrer dans le découragement, m’enfermer en petite boule dans le garde-manger et manger de la crème glacée … pendant des heures 🙂

Je continuais quand même à courir 3 à 4 fois par semaine tout en recherchant le plaisir de courir, ce qui n’était pas toujours évident. Lors de certaines sorties, mon bras droit refusait de fonctionner. J’arrivais à l’auto ou à la maison et je n’étais pas capable d’ouvrir la porte. Il n’y avait plus de force. La commande d’activation du bras entre le cerveau et la main ne fonctionnait pas. Épeurant comme situation !

Par contre, la semaine passée, il y a eu cette lueur d’espoir tant recherchée. Après un traitement, j’effectuais mes exercices de réhabilitation à la maison et j’ai senti un relâchement musculaire au niveau de l’épaule droite. Je pensais que c’était sur la bonne voie. Par contre, la douleur était présente le lendemain alors j’ai cru que c’était une fausse joie. Tranquillement, j’ai senti le relâchement musculaire se propager et j’ai gagné en souplesse. Suite à un autre traitement, l’effet recherché s’est fait ressentir et le cou a débloqué. Enfin !

Alors que la douleur se promenait d’un endroit à l’autre, elle est maintenant localisée dans mon épaule gauche depuis une semaine. Je ne suis pourtant pas gaucher, mais j’ai dû compenser en sur-utilisant mon bras gauche lors des travaux au chalet alors que le droit ne fonctionnait pas très bien.

Je sens que la guérison est sur la bonne voie. Tout ça me demande beaucoup de patience et de retenu. Surtout que j’aime courir « vite pis ben vite ». J’ai eu un bon test hier alors que je suis allé courir sans douleur un 23 – 24 km. Le rythme était soutenu et constant, mais j’ai pu discuter avec Mathieu et Tom. Ça passe vite une sortie en bonne compagnie. De plus, Tom et Mathieu sont réguliers comme un métronome pour gérer l’allure. Une belle qualité de meneurs d’allure.

Pour terminer, je ne suis pas encore rendu où je voudrais être, c’est sur la bonne voie et l’effet domino vient d’être stoppé. À ce rythme là, je crois bien que je vais pouvoir courir sans douleur le marathon d’Ottawa le 29 mai.

 

 

Publié dans Général | 5 commentaires