Une grande déception lors de mon 1er ultra marathon de 6h


Une course comme récompense

Lors de mon marathon d’automne l’an passé, j’ai réalisé ma troisième qualification pour le marathon de Boston. Je pense bien que mon temps de 3’21 et 53 secondes me permettra d’aller courir le marathon de Boston au mois d’avril 2018. Il ne me reste qu'<a passer les procédures d’inscriptions en septembre.

Comme récompense de cette course, j’avais décidé d’aller courir un 6 heures de course à Kingston http://ca.srichinmoyraces.org/kingston/6-hour-race . Le but est de me faire plaisir, courir et méditer, sans stress. Rien que ça ! J’aime ça ce genre de défi.

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Le samedi 3 juin, mon épouse et moi avons fait le trajet pour se rendre à Kingston (On). La course se déroule au vieux fort Frédérick en bordure du fleuve. C’est un lieu tout simplement superbe. Il y a une boucle de 1,1 km à faire. Le chronométrage se fait par des bénévoles. À chaque tour, je dois m’identifier et crier mon nom à mon identifiant qui enregistre mon tour. Le décompte ce fait de cette manière. Voir une vidéo qui décrit un tour :

 

Et on tourne en rond !!!

Nathalie et moi sommes arrivés sur le site vers 8h15. La course se déroule de 9h à 15h et le but est d’effectuer le plus de tours pendant ces 6 heures. En prenant mon dossard, j’apprends que nous sommes 42 participants. J’installe ma station avec ma nourriture et mon Gatorade près de la ligne d’arrivée. À chaque 1,1 km, je peux me désaltérer à la station fournie par l’organisation ou je pourrai prendre mes consommations et ma nourriture à ma station. J’ai aussi apporté de la crème solaire et elle sera bien utile avec le soleil qui se pointe dans ce ciel dégagé.

Il fait 15 degrés Celsius au départ. La température montera à 23 degrés Celsius en après-midi. Comme c’est une des premières belles journées de printemps, je trouve que cette chaleur est difficile. Je n’ai pas tellement eu le temps de m’acclimater à la chaleur depuis l’hiver.

Après la photo de groupe, le départ est donné. Je cours le premier tour avec mon épouse. Nous discutons de sa stratégie de course, de ces objectifs et de son plan nutritionnel pour la course. Environ 800 mètres plus loin, c’est le temps de me faufiler et j’accélère tranquillement en lui souhaitant une bonne course. Nous allons nous revoir, c’est ce qui est bien agréable avec une course en boucle.

Le tracé du parcours est pratiquement plat. Il y a de l’espace pour doubler et avec 42 personnes sur le parcours, il n’y a pas de bouchon de circulation possible. Bref, c’est roulant !

Lors de chaque tour, je cris à mon marqueur que je viens de faire un tour. Partie tout en douceur, je remonte tranquillement le peloton. Après une heure de course, mon marqueur me dis que je suis en 9ième position. Je fais une bonne course, je suis très content. L’allure est de 5’15 au km et je maintiens le rythme sans difficulté.

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La température augmente tranquillement. Lors de mon passage à la station de ravitaillement, il y a des éponges. J’en prends et je me mets de l’eau sur le corps. Il y a une faible brise sur le parcours en bordure du fleuve. Ceci me permet de réduire ma chaleur corporelle. C’est en observant les leaders en avant de moi que j’ai pris cette habitude.

Après 2 heures sur le parcours, je me retrouve en 4 ième position avec un peu plus de 23 km de fait. Je me sens toujours bien. Dans un parcours en boucle, j’ai l’occasion de croiser Nathalie. Elle va bien aussi. Elle fera mieux qu’anticipée.

Normalement, lorsque je cours des marathons, je suis le genre qui discute avec les autres coureurs. Cette fois-ci, je tente ma chance d’entamer des conversations, mais il n’y a pas de réponse. Je respecte ça et je serai dans ma bulle moi aussi.

Je passe les 3 heures de course. La moitié reste à faire. Je cours avec April qui est la leader chez les femmes. Le rythme à ralenti un peu et je commence à faiblir. Pour mon alimentation, j’ai opté pour des barres énergisantes mais je n’arrive pas à les digérer. Pourtant en entraînement, tout fonctionnait super bien. Le jour de la course, j’aurais du prendre des gels au lieu de manger solide.

Mon épouse repousse ses limites

Nathalie fait une très belle course. Elle qui n’a jamais dépassé 5 km, là voilà rendu à plus de 3 heures de course / marche en alternance. Nous avons l’occasion de se croiser et de s’encouragement mutuellement.

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Nathalie aimant discuter et échanger, elle s’est faite plein de nouvelles amies sur le parcours. Elle avait des réponses à ses discussions 🙂

Au total, elle effectuera 25,3 km de course.

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Félicitations Nathalie !

Une grande déception

À 3h08 exactement et un peu plus de 36km dans les jambes, je me suis donné un coup de pied avec mon pied gauche sur ma cheville droite en effectuant un virage. La douleur à fait en sorte que j’ai eu une faiblesse dans la cheville ce qui m’a causé une entorse à la cheville droite et une autre au genou droit. C’est tellement con ce qui c’est passé.

Ce n’est pas que j’ai mis le pied dans un trou ou frappé une racine, non, je me suis « crissé » un coup de pied. Je me mets à marcher car l’entorse me fait mal. J’ai de la difficulté à bien saisir la situation n’étant pas trop certain de ce qui venait d’arriver. Je me dis que ça va se replacer, c’est juste une petite douleur. Mais non, ça ne passe pas.

Je fais alternance course et marche et je prends quelques minutes pour me ravitailler et faire le plein de glucides. La douleur est toujours là.

J’ai passé une heure pénible à combattre des idées noires et à vivre une très forte frustration. C’est dur sur le mental et j’ai puisé dans mes énergies pour chasser ces pensées négatives. J’ai dû éventuellement me rendre à l’évidence, je ne pourrai pas terminer mon premier ultra. Je n’avais jamais envisagé l’abandon. À l’infirmerie, on m’a offert de geler ma cheville et de mettre un pansement. J’ai été tenté, mais j’avais peur d’aggraver l’entorse. Je savais que c’était une entorse mineure et qu’après quelques jours de repos, je pourrais de nouveau courir. Je ne voulais pas prendre de chance. C’est donc un abandon après 4h18 de courses et une distance officielle de 42,5 km.

Le résultat n’est pas ce que j’avais espéré par contre j’ai trippé fort lors de cette course. Je vais revenir prochainement, je ne sais pas quand, mais je sais que je reviendrai. Le site est extraordinaire et malgré le fait qu’il n’y a que 42 participants, l’effet de la boucle fait en sorte que l’on est pratiquement jamais seul sur le parcours.

Prochain défi

Ma prochain course est le duathlon à Brockville le 20 août où je vais aller défendre mon titre. L’an passé, j’avais fait une superbe course pour terminer l’épreuve en première position. Il s’agit d’une belle épreuve de duathlon à Brockville.

Ensuite, je fais le 10 km de la course de l’Armée à Ottawa en septembre. C’est une course préparatoire à mon marathon d’automne. Enfin, je retourne au marathon de la Vallée de la rouge le 8 octobre. J’ai considéré l’autre marathon sur le parcours du petit train du nord, mais j’aime bien le fait de courir pendant un long weekend car j’ai une journée de récupération supplémentaire.

 

 

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Fin de ma préparation pour mon 1er ultra marathon à Kinsgton


J’en suis dans la dernière semaine avant mon premier ultra marathon de 6 heures à Kingston. L’épreuve consiste à courir le plus de kilomètres en 6 heures. C’est une boucle de 1,1 km sur le site historique du vieux fort de Kingston en Ontario. Mon objectif est de réussir à courir 66 km soit une moyenne de 11 km/h pour 10 tours à l’heure.

Cette course est ma récompense pour ma troisième qualification pour le marathon de Boston réussie en octobre lors du marathon de la Vallée-de-la-Rouge. Cet ultra est dans ma liste des courses que j’aimerais faire avant de mourir. C’est une course qui permet de méditer et de se vider la tête pendant 6 heures. Il y a supposément une ambiance de méditation. J’ai bien hâte de vivre cette expérience et je me suis d’ailleurs « pratiqué » pendant mes longues sorties.

Ma préparation a été de 4 à 5 entraînements par semaine pendant 14 semaines. Mon kilométrage variait de 50 km à 70 km par semaine. Beaucoup de travail de fractionnés durant la semaine et des longues sorties le weekend, dont une belle sortie de 60 minutes le samedi avec mon « gros » Yorkie.

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Mon défi des entreprises 2017


Voilà un certain temps que je n’avais pas écrit. C’est simplement parce que je n’avais pas grand chose à dire. Après mon dernier marathon, j’ai décidé de prendre le temps de courir sans effort pour 2 semaines qui s’est étiré en 2 mois. C’est vraiment bon sur le plan psychologique ce genre de pause. Je vais le refaire c’est certain. Puis j’ai repris le flambeau en décembre pour ma préparation de mon premier ultra le 3 juin à Kingston.

En janvier, j’ai subit une petite blessure au psoas gauche. Bien que cet inconfort me permettait de courir, je devais le faire dans la douleur. J’ai eu recours à plusieurs spécialistes pour des traitements. Finalement, en mars, la douleur a disparu et j’ai pu courir de nouveau sans douleur. Par contre, j’ai attrapé un rhume qui m’a mis KO pour quelques semaines. Mon entraînement à vraiment commencé au mois d’avril sans douleur et en santé. Ce sont là de bonnes sensations.

En préparation de mon premier ultra de 6 heures le 3 juin à Kingston, je fais deux courses de 10 km, soit le défi des entreprises et le 10 km du marathon d’Ottawa. Ce premier 10 km a été réalisé hier.

Défi des entreprises 2017

Mon record personnel sur 10 km est de 42 minutes 25 secondes, un chrono que j’ai fait à deux reprises. Je vais chercher à l’améliorer au marathon d’Ottawa à la fin mai. C’est mon objectif.  Pour faire ce temps, je sais quel temps je dois faire pendant mes fractionnés. J’étais à quelques secondes de mes temps de références pour ce record lors de mes entraînements. Je savais donc que mon record n’étais pas possible, mais je voulais faire 43 minutes.

Le jour de course il pleut. C’est rendu une habitude à Gatineau. Les conditions météos des derniers mois ont été exécrables. Cela demande beaucoup de motivation pour sortir courir sous la pluie et sur les 1600 personnes inscrites, environ 1000 se présentent. Félicitations à ces 1000 personnes !

Le départ du 10 km est à 9h30. J’arrive sur le site vers 8h50, le froid et la pluie, j’évite ça au max. Sur le site, je cherche mes compagnons de course. Je ne trouve personne. Je me promène sur le site et je croise l’organisateur Daniel Riou. Après plusieurs années de discussion virtuelle, nous pouvons enfin se voir en vrai. Félicitations Daniel, un bel événement.

Il est rendu 9h23 et la nature m’appelle. Je me rends vers les toilettes pour un pipi et il y a une longue file d’attente. Je cours dans le bois et au même moment j’attends l’annonceur parlé, mais je n’arrive pas à comprendre. Je me rends à la ligne d’arrivée pour demander des informations et c’est que le départ du 10 km a été donné. Je cours vers la ligne de départ.

Je passe la ligne de départ avec 4  minutes de retard. Similaire aux Patriots de la Nouvelle-Angletterre lors du dernier Super Bowl, j’entame une remonté lol 🙂  Je me faufile entre les marcheurs. Je cherche simplement à faire ma course pour mesurer mon état de forme. Ça va bien et les sensations sont bonnes dans les côtes. Les jambes répondent bien. Mon 43 minutes est jouable.

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Je fini la course en 12ième position sur 355 participants avec un temps officiel de 47 minutes 47 secondes pour un temps puce de 43 minutes 47 secondes. La différence c’est le 4 minutes pour franchir la ligne de départ. C’est un bon test pour mon ultra de juin. Je sais que je serai prêt à ce moment là. Il n’y a plus qu’à suivre le programme et arrivé à la ligne de départ à temps. C’est la première et dernière fois que cela m’arrive. J’ai fait fait preuve de laxisme dans ma gestion de cette course. J’ai appris.

Merci au Journal Le Droit de m’avoir accepté dans leur équipe. L’an prochain je serai à l’heure au départ 🙂

 

 

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Ma troisième participation au Marathon Desjardins de la vallée de la Rouge


J’effectue beaucoup de lecture sur la course à pied et la préparation physique. J’essaie constamment de m’améliorer en adoptant les exercices et les techniques qui donnent d’excellents résultats. J’avais lu en début d’année un article qui stipulait qu’une préparation pour un 5 km lorsqu’intégré dans une préparation marathon donnait des résultats super positifs. J’ai donc intégré une préparation pour un 5 km dans ma préparation marathon. Je veux courir vite alors quoi de mieux que de se préparer pour un 5 km, n’est-ce pas ?

Dans le cadre de ma préparation marathon, j’ai effectivement couru vite. Mon allure de référence pour mes fractionnés étaient de 3 minutes 30 secondes au km et mes tempos entre 3 minutes 55 secondes et 4 minutes 15 secondes au km. Mes longues sorties sont inspirées de la méthode Run Les Run Faster et j’effectuais un 30 minutes en échauffement suivi de 30 minutes allure de mes tempos, 5 minutes de retour au calme pour enchaîner avec 2 répétitions de 14 minutes allure marathon avec 2 minutes de récupération entre les répétitions. Je terminais avec 30 minutes de retour au calme. Mes « longues sorties » ne dépassaient pas 2 heures 5 minutes. En plus, le total de mes semaines n’a jamais fait plus de 58 km. Des petites semaines dans le monde du marathon.

En somme, en réduisant le volume d’entraînement, je peux développer davantage ma vitesse car j’ai les jambes moins fatiguées des impacts des longues distances. C’est en théorie !

 

En théorie aussi, je savais qu’il était possible de prédire un temps sur marathon en fonction du résultat d’une course de 5 km  http://www.runnersworld.com/tools/race-time-predictor Je me suis donc inscrit à la course de l’Armée pour un 5 km. J’ai réalisé un temps de 20 minutes 36 secondes malgré une intoxication alimentaire. Dix jours plus tard, j’ai fait un autre 5 km. J’ai encore réalisé un temps de 20 minutes 36 secondes malgré un gros rhume. C’est de la constance en termes de chrono et de maladie. Ces temps sur un 5 km me donnent une prédiction de 3h17 sur marathon. En théorie !

Puis, au début octobre, je suis tombé sur cet article en anglais :

http://www.runnersworld.com/marathon-training/heres-a-better-marathon-time-predictor

Selon cette règle, c’est 3h21 mon temps sur marathon. En théorie !

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En théorie, selon mes temps de références sur mes 5 km, je devrais faire entre 3h17 et 3h21 pour mon prochain marathon. En théorie !

De la théorie à l’obsession pour Boston

J’ai toujours cette obsession de ma qualifier et de courir de nouveau le marathon de Boston. Une fois qu’on y a gouté, c’est hautement addictif cette course. Je veux être du party de nouveau. Je n’ai pas réussi à me qualifier pour 2016 alors le désir de faire le standard est très fort. En 2016, toute ma préparation et mes entraînements n’avaient que cet objectif, me qualifier lors du marathon de la vallée de la Rouge. Il ne me restait qu’à me débarrasser de mon rhume avant le marathon. Ce qui fut fait la veille du marathon. L’énergie n’était pas au top, subissant encore les séquelles de ce vilain rhume. Je n’avais aucune idée des répercussions. Par contre, j’allais le savoir dans moins de 24 heures.

Le marathon Desjardins de la vallée de la Rouge

Le marathon en est à sa cinquième édition et moi à ma troisième participation. En 2014, j’avais fait un temps de 3h22’36. En 2015, j’avais couru le marathon avec une côte disloquée, résultat d’un éternuement super puissant car j’avais un rhume. Oui, encore un rhume, l’automne c’est ma saison des rhumes.

Le parcours de ce marathon est relativement plat, idéal pour établir une nouvelle marque personnelle ou pour faire un temps de qualification pour le marathon de Boston. Le parcours est mesuré et compte comme référence pour le marathon de Boston. Fidèle à mes habitudes, je discute avec quelques coureurs et nous sommes plusieurs à vouloir faire 3h20. Le calibre est relevé car il n’y a que 37 personnes d’inscrites pour le marathon. Ça va être vite !

Au départ, il fait 1 degré Celsius. Sur la photo, je dirais que je ne suis pas habillé pour la bonne saison lorsque je me compare avec les autres participants. Moi, je me sens bien. Je n’ai pas froid. Ma voiture étant à proximité, j’ai enlevé mon linge de surplus 2 minutes avant le départ et je me retrouve en première ligne. C’est l’avantage des petits marathons. Je les adore pour ça.

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Crédit photos Dominic Bouffard

Mais regardez-moi ces cuisses !!! Le travail en côtes a été payant.

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Crédit photos Dominic Bouffard

Le départ est donné et je me concentre sur mes sensations. Dès les premiers mètres, je réalise que ça va vite. Nous sommes à 4’25 au km alors je réduis l’allure pour adopter 4’37 au km.

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Crédit photos Dominic Bouffard

Ce coureur est en mission !

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Crédit photos Dominic Bouffard

Je m’attends à devoir faire quelques arrêts aux toilettes lors de ce marathon. Mon épisode d’intoxication alimentaire fait en sorte que mes intestins collaborent mal depuis quelques jours. C’est le cas en ce dimanche. Pendant le marathon, je vais devoir faire 2 pauses toilettes. Je vais perdre environ 2 à 3 minutes pendant ces épisodes et avant même le onzième km. Il y a de ces journées !

Malgré tout, mon allure a été constante jusqu’au 25 ième km. Vers le 29 ième km, je me mets à calculer pour réaliser qu’à l’allure que j’ai en ce moment, je me dirige vers un temps de 3h23. Si vous vous demandez à quoi je pense quand je cours un marathon, bien, je pense à mon temps et je fais des calculs. Avec un temps de 3h23, je ne vais pas à Boston alors je dois augmenter le tempo. Je suis à quelques secondes de mon but et j’ai n’ai pas le goût d’échouer. Un temps qui me semble confortable serait 3h22. Cette année, la coupure pour Boston dans mon groupe d’âge a été de 3h22 minutes 51 secondes et en 2014, 3h22 et 32 secondes. Trois minutes de jeu, c’est mon minimum acceptable pour me sentir en sécurité pour la coupure.

J’ai du puiser dans des réserves physiques et mentales pour maintenir le rythme et retrancher cette minute de trop. Je suis passé au demi en 1h39 et des poussières et j’ai fait l’autre demi en 1h42 et des poussières pour un temps de 3h21 minutes et 53 secondes. La prédiction de mon temps marathon en fonction de ma course de 5km est surprenante. La théorie a fonctionné 🙂  De plus, j’ai 3 minutes et 7 secondes de mieux que mon standard pour Boston qui est de 3h25. Je pense que cela fera l’affaire. Je crois que je vais pouvoir courir de nouveau Boston, mais en 2018.

Mission accomplie

Je vis une grande satisfaction d’avoir réalisé mon objectif de course à pied pour 2016. J’ai débuté ma préparation au mois de mars afin d’avoir une progression graduelle. Je cherchais également à obtenir le sommet de ma forme au début d’octobre. J’ai bien géré ma progression, sans blessure et malgré les intoxications et le rhume, la forme était au rendez-vous. C’est un grand soulagement que de vivre ce moment d’avoir réalisé cet objectif. L’année dernière fut difficile et m’a transformé en tant que coureur et personne. Oui, l’année 2015 a été difficile avec de multiples blessures et de grandes déceptions. C’est un grand moment pour moi de faire ce temps. C’est mon deuxième meilleure chrono à vie après mon 3h19 de 2014 à Ottawa. Je suis très satisfait de ce que j’ai accompli.

Un premier ultra ?

Sur le parcours, pour me motiver à retrancher cette minute de trop, je me disais qu’il serait temps d’aller courir une course qui est dans ma « bucket List ». Comme récompense suite à ma troisième qualification pour le marathon de Boston, je vais donc aller courir mon premier ultra en juin 2017, soit un 6 heures de course à Kingston http://ca.srichinmoyraces.org/kingston/6-hour-race . C’est une course qui favorise la méditation. Un genre de Chemin de Compostelle en ultra. Pour méditer et courir sans calculer et gérer mon allure. Juste pour me faire plaisir. Je le mérite bien après avoir accompli ma mission.

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Pendant que les pros étaient à RIO, moi je m’éclatais à Brockville Ontario


L’été, je diminue l’entraînement en course à pied pour intégrer le vélo. J’en profite donc pour faire des duathlons. Cette année, ce sera un seul duathlon et à Brockville. J’ai fait 4 fois cette course au cours de 8 dernières années. C’est un parcours que j’aime bien, malgré que l’an passé le parcours avait été modifié à la dernière minute pour un parcours médiocre de la première course à pied. J’ai lu que la situation avait été corrigée alors j’ai décidé d’y retourner.

Mon objectif cette année était de faire 1h09. Mon record du parcours est de 1h10 alors je visais un nouveau record personnel. J’ai pratiqué les transitions vélo et course à pied dans le Parc de la Gatineau. Il ne me restait plus qu’à passer de la pratique à la compétition.

Au début de l’été, mon épouse, Nathalie, m’annonce qu’elle a le goût de reprendre la course à pied. J’avais mentionné à Nathalie qu’il  a un 5 km à Brockville avant le duathlon. Elle pourrait faire cette course. L’idée fait son chemin et elle fini par s’inscrire. Le retour à la course à pied sera du sérieux. Par le fait même, Nathalie et moi discutons avec une amie, Lucie, qui s’entraîne pour son premier demi-marathon. Elle se laisse convaincre de venir courir le 5 km à Brocville avec nous. Son objectif est de battre son record personnel sur la distance du 5 km pour se donner confiance dans son entraînement pour le demi.

Voilà trois comparses avec des objectifs personnels, Luc qui vise un record personnel sur la distance sprint duathlon, qui est un 2 km de course à pied, suivi de 21 km de vélo et un 5km de course à pied pour terminer. Lucie qui vise un record personnel sur 5km et Nathalie qui a comme objectif de renouer avec la course à pied et terminer l’épreuve en beauté.  Lire la suite

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Chaleur et humidité au Marathon d’Ottawa Banque Scotia 2016


Chaleur, humidité, peu de vent et du pollen en masse, voilà les conditions dans lesquelles j’ai couru le marathon d’Ottawa en 2016. Dame nature nous a joué un vilain tour ce weekend en nous donnant des conditions difficiles pour courir. J’ai passé la grande partie de ma préparation marathon à courir dans des températures en-dessous du point de congélation, et la journée de la course, c’est comme courir dans un sauna. Les prévisions météorologiques annoncent un 32 degrés Celsius pour une température ressentie de plus de 41 degrés Celsius. Chose certaine, je n’aurais pas besoin de gants et de ma tuque pour cette course 🙂 Non, ce n’est pas comme le Winterman !

Face à ce qui nous attendait, le comité organisateur jonglait avec l’idée d’annuler le marathon. Je discutais avec des coureurs le vendredi soir et tout le monde voulait courir. Heureusement que le comité organisateur ne s’est pas fié à l’opinion des coureurs pour prendre leur décision. Par contre, c’est une drôle de sensation que de ne pas savoir si j’allais courir ou pas le marathon. Finalement, l’annonce sera faite samedi à midi pour dire que le marathon aura lieu. C’est le demi-marathon qui est déplacé de 9h00 dimanche à 8h15. À partir de ce moment, la fébrilité s’est installée en moi. J’avais hâte d’affronter la chaleur pour le courir Ottawa.

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Un test d’effort pour mesurer l’état de la forme physique


Après des mois d’une bataille contre une douleur au cou et aux épaules, j’ai enfin conquis. Je retrouve le plaisir et la liberté de courir sans douleur. Cet état d’enthousiasme m’a permis de remarquer que mon état de forme n’était plus comme avant.

Lors d’entraînement, je me surprends à être essoufflé rapidement et je dois ralentir. J’ai décidé de ne plus me chronométrer pendant mes sorties et de courir aux sensations. Lorsqu’une douleur au cou limite la vitesse, je crois que ça va. Comme cette douleur est maintenant chose du passé, je vois que je ne peux me fier qu’aux sensations. Je vais avoir besoin de courir selon mes zones pour éviter une nouvelle blessure.

L’idée me trotte dans la tête depuis un certain temps. Je décide donc de passer à l’action et je prends rendez-vous pour un test d’effort chez mon ami Jean-Philippe Morency entraîneur personnel chez www.kino2.ca . Le test se déroule sur un tapis roulant. Le jour du test étant venu, j’avais oublié que c’était sur un tapis. Je regarde le tapis roulant et ça ne me tente pas. Après quelques minutes à courir sur le tapis, la bonne humeur revient et je me sens d’attaque.

C’est un test d’effort combiné avec une mesure du lactate dans le sang. Le lactate est mesuré en prenant une gouttelette de sang sur le bout du doigt. J’ai fait un peu de recherche et lorsque nous sommes au repos, nous avons entre 0,8 et 1,8 mmol/l de lactate dans le sang. Certains athlètes de haut niveau réussissent à obtenir un maximum entre 15 et 20 mmol/l de lactate dans le sang. Pour consulter le protocole, c’est ce lien.

Le test se révèle une belle surprise pour moi. J’ai une vitesse allure maximale de 16,13 km/h avec 8 mmol/l et une fréquence cardiaque maximale de 176 bpm.

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Les ajustements à faire

Ce que ce test permet de corriger, c’est que j’effectuais mon échauffement trop rapidement. Mon allure était de 5’15 au km alors que je devrais avoir 5’30 au km. Pour ce qui est de mes entraînements, j’effectuais mes tempos à 4’15 au km (allure du 10 km) alors que je devrais les faire à 4’05 au km (allure du 5 km). Bref, je courais trop vite au départ et pas assez vite par la suite c’est ce qui expliquerait que je manquais de souffle en partant trop vite. Je dois apprendre à courir plus lentement au départ pour pouvoir courir plus vite par la suite.

 

Depuis que j’ai introduit ces nouvelles allures, ça va mieux. Je maintiens le rythme, mais je ne réussis pas toujours à conserver parfaitement l’allure du 5km sur mes tempos. J’ai tendance à chercher à ralentir.  Par contre, je me sens moins fatigué à la fin d’un entrainement. Avec ces nouvelles allures, je joue de prudence jusqu’au marathon Banque Scotia d’Ottawa. Il ne reste que moins de 2 semaines. Je vais faire les modifications dans mon plan pour mon marathon d’automne. Je n’ai pas encore choisi lequel, mais je sais que je vais de nouveau tenter ma chance pour réaliser le standard pour le marathon de Boston. Eh oui, cet automne,  je repars à la chasse au standard !

 

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