Les habiletés transférables de la pratique du sport


Dans un entretien avec un chroniqueur de Radio-Canada, je faisais référence aux habiletés transférables que me procure la pratique de la course à pied. En fait, c’est la pratique du sport en général qui permet de faire un tel transfert, ce n’est pas applicable uniquement à la course à pied. Qu’est-ce donc que ces habiletés transférables ?

Dans les faits, la vie n’est pas toujours faite d’arc-en-ciel et de licorne. Il y a des moments difficiles, des moments d’angoisse et nous faisons face à des incertitudes. C’est encore plus marqué en affaires. Parfois en affaires, nous présentons un projet à 9 personnes et dans le meilleur des cas, nous obtenons des « non », mais la plus part du temps il n’y a pas de réponse. Nous sommes laissés dans l’incertitude en attente d’une réponse. C’est aussi ça la vie et il faut savoir faire face à l’incertitude et avoir le courage d’avancer et de croire en ce que l’on fait. C’est d’avoir le courage de continuer lorsque plus personne ne croit en nous. Parce que c’est possible qu’à la 10 ième présentation, nous obtenons un « OUI » qui va changer notre vie.

Par la pratique de la course à pied, j’ai un objectif précis que je veux atteindre. Je me fais un plan et je l’exécute. Durant cette période d’exécution du plan, je vis des déceptions car je n’atteint pas toujours les objectifs en entraînement et je rate les cibles. Je m’ajuste et je continue. Il y a aussi des blessures, ça fait partie de la pratique du sport. Il y a les affaires (ou le travail) qui accaparent une bonne partie de mes journées, il y a pleins de choses qui peuvent arriver et qui vont arriver. Face à ces contraintes, je peux baisser les bras, me plaindre que c’est difficile ou injuste envers moi et passer à autre chose. Sauf dans le « autre chose », je serai confronter à les mêmes difficultés.

Par mon désir de continuer, j’entraîne une habilité qui se transfère dans tous les sphères de ma vie : la résilience. La résilience est cette capacité pour une personne d’accepter rapidement une situation dramatique sans passer par la colère ou la tristesse et de revenir au même état d’esprit avant ladite situation dramatique. Je l’explique dans cette vidéo :

 

 

Par la pratique sportive, dans mon cas la course à pied, j’entraîne ma résilience. Cette résilience c’est comme un gros muscle mental. Chaque difficulté vécue lors de mes sorties de course à pied me permet de l’entraîner et de me renforcer. « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » et c’est en travaillant sa résilience que l’on devient résilient. Ceci n’arrive pas du jour au lendemain. C’est un travail continue.

Il importe de préciser que cette résilience va beaucoup plus loin que le simple fait de sortir de ma zone de confort. L’entraînement m’oblige à sortir régulièrement de ma zone de confort. Toutefois, ce n’est pas parce que je suis dans l’inconfort que je suis résilient. Je peux le faire avec de la frustration et me plaindre tout le long de mon entraînement. Faire preuve de résilience, c’est accepter de sortir de sa zone de confort, d’avoir une belle attitude et offrir une performance digne de ce nom.

Le meilleur moyen que j’ai trouvé de travailler sur une base quasi quotidienne cette résilience, c’est pas la pratique d’un sport, par la pratique de la course à pied dans mon cas. J’entraîne ce muscle de la résilience et parce que je vie des situations difficiles dans ma vie et en affaires, je suis prêt à y faire faire. Mon muscle de la résilience est entraîné.

Je présume que ce n’est pas par hasard que nous voyons des athlètes de haut niveau donner des conférences ou des conseils à des gens pour les préparer à affronter l’adversité. Lors de leurs entraînements, ils ont du être résilient, affronter les épreuves avec courage et réussir à donner le meilleur d’eux-mêmes. Ils ont entraîné leur muscle de la résilience.

Je termine avec ce dernier message : La majorité des gens ne réussissent pas à tenir leurs résolutions de la Nouvelle Année. De plus, ça ne prend que trois semaines dans une vie pour modifier un comportement et la majorité des gens n’en sont pas capable. Pourquoi : le muscle de la résilience n’est pas entraîné. Faites du sport, entraînez votre résilience et la vie sera plus facile.

 

Un commentaire sur “Les habiletés transférables de la pratique du sport

  1. Très très bien fait ton vidéo sur la résilience. Tu es vraiment un excellent communicateur.

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