Chaleur et humidité au Marathon d’Ottawa Banque Scotia 2016


Chaleur, humidité, peu de vent et du pollen en masse, voilà les conditions dans lesquelles j’ai couru le marathon d’Ottawa en 2016. Dame nature nous a joué un vilain tour ce weekend en nous donnant des conditions difficiles pour courir. J’ai passé la grande partie de ma préparation marathon à courir dans des températures en-dessous du point de congélation, et la journée de la course, c’est comme courir dans un sauna. Les prévisions météorologiques annoncent un 32 degrés Celsius pour une température ressentie de plus de 41 degrés Celsius. Chose certaine, je n’aurais pas besoin de gants et de ma tuque pour cette course 🙂 Non, ce n’est pas comme le Winterman !

Face à ce qui nous attendait, le comité organisateur jonglait avec l’idée d’annuler le marathon. Je discutais avec des coureurs le vendredi soir et tout le monde voulait courir. Heureusement que le comité organisateur ne s’est pas fié à l’opinion des coureurs pour prendre leur décision. Par contre, c’est une drôle de sensation que de ne pas savoir si j’allais courir ou pas le marathon. Finalement, l’annonce sera faite samedi à midi pour dire que le marathon aura lieu. C’est le demi-marathon qui est déplacé de 9h00 dimanche à 8h15. À partir de ce moment, la fébrilité s’est installée en moi. J’avais hâte d’affronter la chaleur pour le courir Ottawa.

Souper entre amis du samedi soir

Samedi soir, je rencontre Jean-Yves, Bruno et François de Québec pour aller prendre un dernier repas avant le marathon. C’est bien agréable se suivre sur les médias sociaux, mais c’est encore plus agréable pouvoir discuter en vrai.On jase de nos entraînements, de Boston pour Bruno et Jean-Yves, j’apprend la technique « Gilbert », les entraînements à l’heure « FD », bref on déconne ensemble. Bruno me mentionne que cette année, il a 2 objectifs : 1) terminer le marathon et 2) me dépasser sur le parcours. L’an passé, quelques secondes seulement nous séparaient. En bon joueur, je lui souhaite.

Le jour du marathon

Le matin de la course, je rejoins les coureurs de Québec, Bruno, Claude, Jean-Yves, Camilien, François, Dominique, Danielle, Gilles, Roger pour les dernières taquineries d’usage et se souhaiter une bonne course. Je croise aussi Noel et Martin qui va vivre son premier marathon. On se souhaite bonne chance pour cette course dans la canicule. Il y a beaucoup de monde pour la course et l’ambiance est tout simplement incroyable. Ce sont de bonnes sensations. Je prends ma place pour le départ. Autour de moi, ça jase de la météo. Difficile de ne pas le faire. Les gens sont réalistes, pas le choix va falloir s’ajuster. Finalement, le départ est donné.

Je suis tellement content d’être là et de pouvoir le courir sans douleur. Il y a quelques semaines à peine, je ne savais même pas si mon corps me le permettrait. Avec les traitements, la douleur au cou à fini par me laisser tranquille. Au début du parcours, je me dis que je vais pleinement savourer chaque minute.

Pendant le marathon, je remercie les bénévoles au point d’eau, je dis merci aux gens de la sécurité et j’interagis avec la foule. Je me dis que si tu as une pancarte, je peux te donner un sourire 🙂 C’est aussi mon moment de gloire car ces gens se sont déplacés pour venir m’encourager. Je leur dit merci pour ça. Cette interaction me donne de l’énergie et j’ai beaucoup de plaisir.

J’ai vécu un moment incroyable lors de ce marathon. Dans un quartier résidentiel où nous avons passé, il y a un adulte avec une pancarte  » Free High-Five! » alors je me dirige en sa direction pour aller chercher mon « High-Five ». Lorsque j’arrive à proximité, je vois un jeune garçon d’environ 4 à 5 ans avec la main tendue. Je réponds à son invitation avec un bon High-Five et le jeune s’écrit : « DAD! An another one ». Je me mets à penser que je viens de contribuer à aider un père à tisser des liens solides avec son fils. Ça me fait vivre de belles émotions. C’est mon moment fort du marathon. Encore un boost d’énergie.

Pendant le marathon, je me fait dépasser par Bruno. Il me dit qu’il vient d’accomplir un de ses deux objectifs. Il a l’air en forme et je le suis souhaite une bonne fin de course. Moi, ça ne va pas très bien. Parce que je ne voulais pas me sentir déshydraté, j’ai abusé des points d’eau et j’ai des problèmes gastriques. Je dois faire un « Pit-Stop » et un autre et un autre. Enfin, après 3 arrêts, ça va mieux et je reprends de la vitesse. Quelques kilomètres plus loin, je dépasse Bruno. Ses jambes sont en mauvaises états. Il va se contenter de terminer la course. « Désolé pour ton autre objectif Bruno » que je lui lance. Tu vas pouvoir te reprendre l’an prochain.

Sur le parcours, je vois des spectateurs que je reconnais : Lyzane, Nicolas, Roch, Norm (qui a pris la photo, merci encore), Anne, Ahmed, mon épouse qui a couru quelques mètres avec moi, mes parents et plusieurs autres que j’oublie. Merci de vos encouragements.

Luc_ottawa_2016

Le comité organisateur avait demandé aux résidents de sortir leur boyau d’arrosage pour permettre aux coureurs de se rafraîchir. Heureusement que plusieurs l’ont fait car ceci m’a permis de faire baisser ma chaleur corporelle pendant le marathon. Des spectateurs donnaient aussi de la glace, des éponges, des serviettes mouillées, des « popsicle », bref la communauté est non seulement venu nous encourager, mais a contribué à l’accomplissement de milliers d’exploits personnels par les coureurs durant ce marathon. J’en suis reconnaissant, merci !

La configuration du parcours permet aux coureurs de vivre une fin de course enflammée. Bien que nous avons des spectateurs pratiquement tout le long du parcours, à partir du 36 ième kilomètre, il y a une foule de spectateurs jusqu’au fil d’arrivée. En tant que coureur, je me fait transporter par leurs encouragements. C’est comme sentir le fil d’arrivé 6 km en avance. J’adore ça !

En somme, je trouve que le marathon d’Ottawa est dans une classe à part. Ça fait plusieurs fois que je le fais ce marathon et je vois que l’engouement par la communauté est de plus en plus fort. L’an prochain, le marathon d’Ottawa fera partie intégrante des festivités du 150ième anniversaire du Canada. J’ai vraiment hâte de voir ce qui nous sera préparé. Je m’attend à beaucoup d’ambiance.

Malgré des conditions difficiles, j’ai réussi à obtenir ma médaille en franchissant la ligne d’arrivée en 3h44’38 secondes. Je suis satisfait de mon temps car c’est dans ma moyenne.

Pour terminer, quoi dire de plus sinon, merci au comité organisateur et aux spectateurs et à l’an prochain.

 

 

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4 commentaires pour Chaleur et humidité au Marathon d’Ottawa Banque Scotia 2016

  1. François dit :

    Très bon billet Luc ! C’est intéressant nos points de vue respectif par nos blogs d’un marathon que, tous les deux, nous adorons. Pour moi, c’est mon plus beau marathon de l’année peu importe les conditions. Au surplus, en profitant de tous ces points d’eau et arrosoirs le long du parcours, j’ai moins senti la chaleur.

  2. chantaki dit :

    Bravo pour ce beau chrono compte tenu d’une telle chaleur 😊Et bonne recup

  3. gilles lamontagnre dit :

    Bravo mon Luc pour ta performance à ton marathon et content d’avoir pu échanger un petit peu avec toi et bonne chance pour la suite des choses.

  4. Rohnny dit :

    BGravo à toi Luc pour ce superbe chrono 🙂

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