L’effet domino et la gestion d’une blessure


Depuis plusieurs mois, je suis au prise avec une blessure au cou, rien à voir avec la course à pied, mais le résultat de travaux au chalet. Ce qu’il y a d’assez particulier avec une telle blessure, c’est que la douleur se déplaçait, comme un effet domino.

Un matin, c’était l’épaule droite qui répondait mal, assombrie par la douleur. Un autre matin, c’était le cou et un sacré mal de tête. Ces journées-là étaient pénible car le mal de tête drainait toute mon énergie. Un autre matin, c’était en plein entre les deux omoplates et d’autre fois, c’était l’épaule gauche.

Je me suis constitué ma petite équipe de traitements avec un chiro, un physio et une massothérapeute kinésiologue. J’ai eu des traitements, des exercices à faire à la maison, mais il n’avait rien à faire, aucune amélioration notable. J’étais à la recherche d’une petite lueur d’amélioration.

Dans ces circonstances, c’est fou l’énergie que je dépensais à me dire que ça va débloquer et à rester positif. Je ne voulais pas me décourager, pourtant, tout aurait été si simple de sombrer dans le découragement, m’enfermer en petite boule dans le garde-manger et manger de la crème glacée … pendant des heures🙂

Je continuais quand même à courir 3 à 4 fois par semaine tout en recherchant le plaisir de courir, ce qui n’était pas toujours évident. Lors de certaines sorties, mon bras droit refusait de fonctionner. J’arrivais à l’auto ou à la maison et je n’étais pas capable d’ouvrir la porte. Il n’y avait plus de force. La commande d’activation du bras entre le cerveau et la main ne fonctionnait pas. Épeurant comme situation !

Par contre, la semaine passée, il y a eu cette lueur d’espoir tant recherchée. Après un traitement, j’effectuais mes exercices de réhabilitation à la maison et j’ai senti un relâchement musculaire au niveau de l’épaule droite. Je pensais que c’était sur la bonne voie. Par contre, la douleur était présente le lendemain alors j’ai cru que c’était une fausse joie. Tranquillement, j’ai senti le relâchement musculaire se propager et j’ai gagné en souplesse. Suite à un autre traitement, l’effet recherché s’est fait ressentir et le cou a débloqué. Enfin !

Alors que la douleur se promenait d’un endroit à l’autre, elle est maintenant localisée dans mon épaule gauche depuis une semaine. Je ne suis pourtant pas gaucher, mais j’ai dû compenser en sur-utilisant mon bras gauche lors des travaux au chalet alors que le droit ne fonctionnait pas très bien.

Je sens que la guérison est sur la bonne voie. Tout ça me demande beaucoup de patience et de retenu. Surtout que j’aime courir « vite pis ben vite ». J’ai eu un bon test hier alors que je suis allé courir sans douleur un 23 – 24 km. Le rythme était soutenu et constant, mais j’ai pu discuter avec Mathieu et Tom. Ça passe vite une sortie en bonne compagnie. De plus, Tom et Mathieu sont réguliers comme un métronome pour gérer l’allure. Une belle qualité de meneurs d’allure.

Pour terminer, je ne suis pas encore rendu où je voudrais être, c’est sur la bonne voie et l’effet domino vient d’être stoppé. À ce rythme là, je crois bien que je vais pouvoir courir sans douleur le marathon d’Ottawa le 29 mai.

 

 

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5 commentaires pour L’effet domino et la gestion d’une blessure

  1. Content de voir qu’il y a de l’espoir!

  2. François dit :

    Je te souhaite d’être prêt pour le marathon d’Ottawa en espérant que cette maudite douleur ait disparu.

  3. campagnarde dit :

    ah ces maudites douleurs ! Bon courage et bonne préparation, Luc

  4. Vincent Costa dit :

    J’espere que ça va vite se solutionneret que tu vas pouvoir faire ce marathon d’Ottawa en bonne santé! C’est un classique pour toi cette course! Bon rétablissement.

  5. Rohnny dit :

    Content de lire que tu vas mieux, courage🙂

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