Des histoires personnelles au marathon d’Ottawa Banque Scotia #TORW2015


Le 24 mai dernier a eu lieu le marathon d’Ottawa Banque Scotia. Près de 6000 coureurs se sont donnés rendez-vous. Chacun de ces coureurs a des raisons bien personnels et différentes de courir un marathon. Aux premières loges, il y a les élites qui se livreront une bataille pour un podium. C’est le rêve de la bourse, du prestige ou d’une reconnaissance dans leur milieu qui les poussent à se dépasser. Par contre, derrière les élites où se retrouvent les amateurs, la situation est bien différente.

J’ai recueilli dans les journaux, sur les médias sociaux ou lors de discussions avec des coureurs, certaines histoires de marathoniens amateurs.  Je vous partage leur petite histoire.

Rod Watson visait le standard olympique canadien avec un temps de 2h12. Il fait 2h19, un temps bon pour la 8 ième place et un chèque de 5 000$. Il n’a pas réussi le standard olympique canadien, mais il estime qu’il pourra se reprendre.

Luc La. de Boisbriand qui visait une première qualification pour Boston. Son standard est de 3h30. Il s’est entraîné fort cet hiver. Sur le parcours, il me double, la bombe orange file à vive allure. Au final, il a fait 3h24. Des marathoniens d’expérience ont couru avec lui pour lui permettre de réaliser son exploit. Mission accompli !

Bruno de Québec qui visait à améliorer son temps de qualification pour Boston 2016. J’ai croisé Bruno sur le parcours. Il était d’une détermination sans borne. Sur son visage, on pouvait voir que le mental travaillait aussi fort que ses muscles. Il était très déterminé. Ce fut payant car il a réalisé son objectif avec un temps de 3h29.

Stéphane de Laval, un lecteur de mon blogue que j’ai croisé après le marathon. Il rêve aussi d’une qualification pour le mythique marathon de Boston. Nous avons marché ensemble jusqu’à sa voiture et nous avons échangé après le marathon. Il n’a pas réussi cette fois-ci le standard, mais il se sent en confiance avec les modifications à son entraînement qu’il a apporté. Il progresse et je suis convaincu qu’à ce rythme il réussira à courir lui aussi « son » Boston.

Jean-Yves de Québec qui réalise son 50 ième marathon à Ottawa. Une marque importante qui lui permet, selon ses dires, de gagner un peu plus de respect auprès de son entraîneur.

Philippe de Montréal a partagé, via Twitter, qu’il cherchait à passer sous les 3 heures à Ottawa. Il a fait 3h03. Son objectif n’est pas atteint, mais il a adoré son expérience sur le parcours. Il se console car ce temps lui permet d’obtenir sa qualification pour Boston en 2016.

Josée P. qui après avoir fait Boston en avril, souhaite courir un second marathon en 1 mois. C’est celui d’Ottawa après tout et ce marathon est aussi dans sa cour. Elle réalise l’exploit de franchir le fil d’arrivée avec le sourire et un nouveau record personnel de 3h29.

Mathieu D. Lapin de 3h40, il voulait remplir sa mission adéquatement malgré une bandelette récalcitrante. Mission accomplie avec un temps de 3h39. Il a fait des heureux avec ce chrono.

Renald, mon collègue de bureau, qui réalisait son second marathon. Il cherchait à faire mieux qu’à Winnipeg et finir en force. Mission accomplie avec un temps de 4h14. Il a réussi à retrancher 12 minutes sur son dernier marathon. De plus, il n’est pas aussi « magané » qu’à son premier. L’expérience des marathons commence à se faire sentir. Prochain objectif, fracassé la barre des 4 heures. Je lui ai lancé une invitation pour un marathon en octobre. On verra bien !

Marie-France de Gatineau (la conjointe de notre paparazzi Norm) qui après plusieurs courses sur de plus petites distances, désirait graduer sur marathon. Mission accomplie lors de son premier marathon hier.

J’écris ces histoires car derrière les élites, des enjeux individuels se jouent. Derrière les élites, il y a 5 800 histoires différentes. Chacun court pour une raison qui lui est propre. Chacun a son petit défi personnel et une mission à réaliser. C’est ce qui nous tient sur la route pendant les 42,2 km. C’est ce qui nous motive le matin à se lever pour aller courir alors que tout le monde dort dans la maisonnée. C’est ce qui nous engage à se coucher tôt et manquer une partie du party de famille ou du party de bureau car on veut être reposé pour pouvoir faire nos entraînements.

Ce ne sont pas des sacrifices, loin de là, mais bien des actions qui nous permettre de réaliser nos rêves, notre défi à nous que personne d’autre qu’un marathonien peut comprendre sans nous juger. Parce que ne chercher pas le rationnel derrière tout ça, il n’y en a pas vraiment. Je crois que les gens rationnels ont compris que pour courir 42,2 km, faut être un peu givré en haut des épaules. N’empêche, ils viennent nous voir accomplir notre mission et vibrer un peu avec nous de notre passion au fil des foulées des coureurs. Heureusement qu’ils sont là pour nous encourager le long du parcours. Ceci nous motive lorsque les jambes ou le cerveau aimeraient arrêter. Leurs encouragements, nous redonnent l’énergie nécessaire pour repartir ou ne pas arrêter et réaliser nos rêves, notre mission.

En effet, derrière les élites, chaque coureur a sa mission, bien à lui ou à elle, sa mission personnelle !

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A propos trainingforboston

En affaires, c'est comme courir un marathon car l'important c'est de durer. Marathonien 20 fois.
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9 commentaires pour Des histoires personnelles au marathon d’Ottawa Banque Scotia #TORW2015

  1. François dit :

    Tout à fait Luc ! L’histoire de chacun est très riche. Pour moi, c’est une source d’enseignement pas seulement en course à pied mais sur la vie tout court. Encore une fois , ce fut un grand plaisir de te rencontrer de nouveau. Tu as fait un autre beau marathon dont tu vas sûrement nous partager l’histoire…

  2. Renald dit :

    Bravo Luc! Ton histoire aussi en est une de bravoure et de détermination. Je me compte fortuné que nos parcours se sont entrecroisés depuis maintenant plusieurs années.

  3. chantaki dit :

    Super sympa cet article 🙂 c’est vrai qu’on a tous nos raisons pour courir un marathon !

  4. Josée P. dit :

    Quel bel article, dont vrai. On a tous notre raison. Merci pour ce petit clin d’oeil.

  5. Stéphane G. dit :

    Tu as parfaitement raison en affirmant notre mission personnel. 3H24min59sec l’année prochaine je vais enfin l’avoir mon Boston moi aussi. Je suis très content d’avoir marcher avec toi après la course, ta passion pour la course à pied est contagieuse. Continu d’écrire j`adore lire tes chroniques elles sont pertinentes et bien écrite.

  6. Bruno dit :

    Merci Luc pour ce bel article inspirant. Ce fût vraiment plaisant de te croiser sur le parcours.

  7. Eric D. dit :

    C’est un plaisir de te lire, je pourrais t’ajouter l’histoire de 4 coureurs d’un groupe de course que j’entraîne sur la rive-sud de Montréal. Deux d’entre eux ont réussi à se qualifier pour Boston, pour un autre ce n’est que partie remise à Montréal. Première chose qu’ils m’ont dit: Eric on a réussi c’est grâce à toi!

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  9. Guy dit :

    De belles histoires qui motivent !

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