Les blessures ou l’Apocalypse du coureur


impossibleAux prises avec une blessure au cou et une autre dans le bas du dos, j’ai vécu une gamme variée d’émotions. Au début, je me disais que ce serait temporaire et que c’était pour guérir rapidement. Toutefois, la blessure a résisté. J’ai diminué mes entraînements, consulter à répétition un chiro et un physio et plusieurs dollars plus tard (merci assurances collectives), rien à faire, la blessure tient son bout.  C’était impossible de courir sans douleur, même le vélo entraînait des douleurs alors je me suis résigné à prendre une pause.

Pendant cette pause, je me suis mis à douter de mes capacités, à me dire que la course à pied, ce n’était plus pour moi. Je me suis dit que j’étais rendu à un point où je croyais devoir prendre ma retraite, bref abandonner, même si ce n’est pas mon genre.

En fin de compte, dans mon cerveau, c’était l’Apocalypse.

Un bon matin, la douleur s’estompe. Je me sens mieux. La motivation refait surface et je commence à croire qu’un retour sera possible.  Quelques jours passent et la douleur fait officiellement partie du passé. Le désespoir s’efface et l’espoir d’un retour reprend tranquillement une place. Pendant ce temps, je suis envahie d’une crainte. La crainte que la douleur revienne si je me remets à courir.

Je veux me lancer, mais j’ai peur de souffrir de nouveau. J’ai peur que la blessure revienne. J’hésite à courir. Je me dis que je vais y aller tout en douceur, mais même à ça, cette douleur peut revenir. Le doute me paralyse.

Par un certain soir, c’est décidé, je vais aller courir. Je m’habille. Je retrouve mes espadrilles et je me sens revivre. Quel bonheur ! Je savoure le moment car j’avais douté courir de nouveau et puis, j’hésite, je paralyse alors ce sera pour une prochaine fois.

Je me dis que je dois essayer ne serait-ce qu’une dernière fois. J’ai donc essayé et je n’ai pas eu de douleur.

Heureusement, j’ai surmonté mes peurs et je suis de retour en train de renifler le bitume. Cette période n’a duré que quelques semaines, mais pour moi, ce fût une éternité. Comme quoi, un coureur qui ne court pas, ça capote.

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9 commentaires sur “Les blessures ou l’Apocalypse du coureur

  1. Tu as tout à fait raison, ça capote . Quand je ne peux courir ni pédaler, je vais nager et mon humeur se stabilise. Tout ça est psychologique. Je suis content pour toi que tu aies vaincu tes doutes. Maintenant, on se suit et on continue de s’encourager.

  2. Tellement « ca »… Contente de voir que ton equilibre mental pourra etre sauve! 😉 Welcome back!

  3. Je connais bien cette sensation, après mes tendinites au genou et à la cheville. Ca travaille énormément ! D’un autre côté, ça forge le mental. Super si tu peux enfin recourir tranquillement. Enjoy !

  4. bon retour mon Luc!
    C’est vrai que la crainte de revoir une douleur passée resurgir, peut vite être handicapant.. Il faut arriver a prendre le dessus psychologiquement parlant…J’ai moi même beaucoup de mal avec ça.
    Je vois que ta force de caractère et ta determination aurons eu raison de ces maux.
    Je te souhaites de retrouver toute ta fougue, et une fois que la machine et lancée, plus rien ne pourra l’arrêter!

  5. Ouf tu m’as fait peur, je me suis revu en 1994 quand je me suis arrêté 10 ans avant de me lancer à nouveau!
    Ca fait plaisir de te revoir heureux.

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