Mes états d’âmes en cette cinquième semaine J-22


Il y a quelque chose d’assez particulier dans une préparation marathon et ce sont les hauts et les bas du niveau de confiance. Pour une des rares fois dans ma « carrière » de marathonien, je suis envahie par des vagues de doute, un doute de réaliser mon objectif de 3h20. Ce qui me fait douter, c’est que j’éprouve de la difficulté à faire les temps lors de mes entraînements. C’est peut-être la chaleur ou la fatigue du retour au travail après les vacances. Qui sait ?

Lundi 8 août 2011 : 5 fois 1000 m en 3’50 R= 400 m

J’ai encore ma longue sortie de samedi dans les jambes. Je sais très bien que je ne pourrai pas faire 3’50 alors je vise 3’55. J’ai fait 3’56 ; 3’58 ; 3’59 ; 4’10 (je suis fini) et 4’17.

Si ce fût difficile cet exercice ! Mais je l’ai fait.

Mardi 9 août 2011 : récupération en vélo, je roule un peu plus d’une heure pour 29,56 km.

 

Mercredi 10 août : repos et étirements

Jeudi 11 août : 5 km en 21’00

Je fais mon échauffement de 8 minutes et je débute le 5km. Les sensations sont bonnes, je me sens vraiment bien et je respecte l’allure. Puis vers 3,5 km, j’ai un point dans l’abdomen. Je dois ralentir la cadence pendant une minute et après quelques mètres je peux reprendre le rythme, mais le mal est fait, j’ai perdu mon allure moyenne. J’ai 39 secondes de trop. Compte tenu de ma minute de récupération, c’est pas si mal.

C’est quand même ce qui se passe depuis le début de cette préparation marathon, je suis toujours près de mes temps. Contrairement à ma dernière préparation, je réalisais presque tous les temps lors des entraînements.  Néanmoins, je cherche à garder confiance, mais parfois je doute, puis je me reprends et la confiance revient, bref les montagnes russes en cette semaine la plus difficile de mon programme. À compter de la semaine prochaine, l’intensité diminue et je vais tranquillement refaire mes réserves pour ce marathon en soirée le 3 septembre prochain.

J’espère que ma longue sortie de dimanche ira bien. J’ai 30 km à faire en 2h28.  Ce sera un bon pour la confiance si je la réussie.

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36 commentaires pour Mes états d’âmes en cette cinquième semaine J-22

  1. Sonia dit :

    Je suis loin d’être une référence en matière de performance, mais j’ai le sentiment que la fatigue du corps et de l’esprit a une influence importante sur la confiance. Peut-être que du repos supplémentaire (pas seulement la diminution du volume, je parle surtout de sommeil) pourrait t’aider? Même si tu ne réussis pas tes temps à tous tes entraînements, tu complètes les séances et tu tiens bon. C’est de l’excellente préparation.

  2. Eponyme dit :

    Ces montagnes russes sont normales Luc, on passe tous par là, surtout pendant des prépas aussi longues et exigeantes qu’un marathon… Alors garde confiance, et tout ira bien ! 😉

    Bon fin d’entraînement

  3. Rohnny dit :

    Je connais ses moments de doute et c’est pas toujours évident a gérer mais je sais que tu vas atteindre ton objectif sans problème.
    Courage mon ami.
    A+ Rohnny

  4. ijuju dit :

    bon courage. tiens bon !
    tu dois être dans la phase dure du plan. mais il doit finir par au moins une semaine de relâchement qui te permettra d’arriver en forme pour réaliser tes 3h19 😉

  5. Maya972 dit :

    Comme tu le dis, il y a des phases de haut et de bas. Mais cette phase de « moins bien » va vite se terminer et tu sauras profiter alors de la phase suivante où tu seras en pleine forme et la confiance au top !! Pas d’inquiétude ! Le nuage va passer !! 😉

  6. doune dit :

    « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire…  »
    « Train hard, win easy… »
    Les exemples de phrases du genre sont légions, et sont à mon avis utilisées pour se remotiver quand on est au creux de la vague, et ne pas lacher car finalement, c’est dans ces moments-là que pas mal de choses se jouent.

    T’as rien lâché jusqu’au bout… continues comme ça !

  7. Sandrunning dit :

    Je ne suis pas arrivée à ce niveau d’entraînement pour te conseiller au mieux et t’apporter mon expérience, mais je pense qu’en cette période intense et difficile d’entraînement, il est normal que les doutes s’installent de temps en temps et que les allures ne se maintiennent pas toujours à l’objectif fixé. Tu es dans ta phase la plus difficile et il faut gérer plusieurs paramètres : emmagasiner des km, maintenir son allure, le tout en gardant le moral.
    Je suis passée par ces périodes de doutes, alors que je n’étais pas en entraînement marathon. Il me semble donc inévitable de traverser ces mêmes périodes de craintes lors de la préparation d’un 42km.
    Ce que je peux t’affirmer, et je sais que tu le sais :-), c’est que ta forme est là et que malgré les doutes, le travail est fait et bien fait. Tu as fait ce qu’il fallait pour être prêt. Tu es prêt !
    Ces doutes vont rapidement se dissiper avec la diminution de ton entraînement.

  8. François dit :

    J’ai une explication assez simple mais qui vient d’un marathonien avec beaucoup d’expérience. Tu ne dois pas oublier que tu fais une préparation d’été pour un marathon de fin d’été un peu comme moi avec le marathon des Deux-Rives. Le tien est la semaine suivante. Et l’été au Québec, c’est la chaleur et surtout, surtout, surtout, l’humidité. Courir sous l’humidité, ça tue. Ça devient difficile de respecter nos paces. J’ai fait mes très longues sorties, cet été, 30 secondes au kilomètre plus lent que le pace que j’aurais tenu dans des conditions idéalles d’automne. Donc, c’est normal que tu aies de la difficulté à tenir tes paces dans tes entrainements. Mais je sais que tu es un gars fort mentalement. Ne laisse pas le doute t’envahir. Mais n’oublie pas qu’un marathonien doit composer avec les conditions que Dame Nature nous donne. Sinon, c’est elle qui va composer avec nous. Et le résultat n’est pas toujours celui souhaité. Donc, continue ton plan avec confiance.

    • Merci. Je sais que l’humidite influence l’allure l’ete, mais je suis pres de mes temps de référence. Il y a une satisfaction pour ca. C’est quand même les conditions de course de mon prochain marathon alors je vais faire avec comme on dit par ici.
      Envoyé de mon terminal mobile BlackBerry par le biais du réseau de Rogers Sans-fil

  9. Phine dit :

    Le doute, c’est aussi quelque chose de sain. Je veux dire, parfois on est trop en confiance, on part trop vite, et on n’y gagne rein au final. Il faut un doute, un doute raisonnable. Mais tu suis tes entraînements religieusement, tu travailles à l’intensité qu’il faut, c’est ce qui compte. En conditions de compétition, il y aura ce boost qu’on n’a pas à l’entraînement et qui va te permettre d’atteindre L’objectif. Moi j’ai confiance!

  10. Claudia dit :

    Lâche pas Luc, le bureau est derrière toi.

  11. calimero13990 dit :

    Tu as un courage hors normes et un mental à toutes épreuves, il ne te manque que la réussite alors pas de panique, il va bien falloir que la chance tourne à ton avantage!
    Je continue à te suivre et à t’encourager car je crois en toi ;-))

  12. Philippe dit :

    Ne t’en fais pas …on passe par la c’est normal…

    j’ai fais une course dimanche passé. 20 km à St-Anne-De-Bellevue et c’est un parcours relativement difficile avec quelques montées de 500m ….

    Je pensais faire 1h23 et j’ai fais 1h27…..ca arrive

    On tourne la page et on continue de faire du mieux que l’on peut .

    Lâche pas

  13. campagnarde dit :

    Que rajouter de plus ? On ne peut pas être au top tous les jours surtout si cette semaine d’entrainement est difficile. Avec du sommeil en plus, puisqu’il semble que tu en as besoin, tu vas revenir aux temps escomptés et peut-être mieux.
    Tu vas y arriver, j’en suis sûre.

  14. vinvin20 dit :

    Tu n’es pas une machine,et heureusement! On a tous des hauts et des bas, et c’est aussi ça qui nous fait avancer. Rappel toi la capsule de Chantal Binet : les choses difficiles rendent la vie plus facile….
    Mais je ne me fais pas de soucis pour toi, car je sais que tu es quelqu’un de mentalement fort et déterminé et tu en a vu d’autres, n’est ce pas?
    Dimanche va bien se passé.

    • Je m’en rappelle cette capsule. Mais mon corps est fatigué et je vais prendre une semaine de récup je pense. Je veux arriver en force au marathon.

  15. gilles dit :

    Salut,
    Si c’est la semaine la plus exigeante de ton programme, alors sers les dents et accroche toi. En plus de la satisfaction de vaincre ces séances difficiles, tu renforceras ton mental.
    Car, pour moi, il n’y a que lors de ces maudites séances de torture qu’on apprend à maîtriser son esprit et développer sa VMA cérébrale (c’est quoi ce truc ?), c’est à dire notre capacité à maîtriser son corps via son esprit. Quand la course est longue, quand on perd ses repères, l’esprit peut nous aider à revenir fort.
    Bon, j’ai fini avec mon analyse psycho à deux balles. J’espère que dans ton prochain message tu écriras « super séance, sensations retrouvées… » et au final, je suis persuadé que tu la décrocheras ta qualif vu ton niveau et tes sacrifices.

  16. La VMA cérébrale, je dois le retenir, c’est bon. Ce n’est pas partie pour une super séance, je sens une fatigue alors je vais devoir prendre une pause et relâcher un peu. Je veux arriver en force au marathon.

  17. Ladyrun dit :

    Surtout garde le cap, dépasser ses doutes c’est déjà une victoire… Pas de pression inutile, juste de la motivation. Mon truc, la visualisation de l’objectif atteint… Il faut se voir en vainqueur pour gagner… ça marche souvent pour moi…
    Bonnes séances

  18. Valérie dit :

    A mon très humble avis, tu as d’une part enchaîné les entraînements depuis le début de l’année, ce qui génère quand même une certaine fatigue. Et tu as dû faire face à des conditions climatiques extrêmes, ce qui est très éprouvant. Il semble donc logique que tu sois un peu moins performant en ce moment, sans que cela ne signifie que ton objectif soit trop ambitieux. Je pense qu’en période de canicule, il ne faut pas hésiter à alléger un peu ses entraînements, en diminuant un peu les allures cibles, voire en raccourcissant certaines séances. T’épuiser à vouloir tenir la cadence peut être néfaste à la longue. Tu as le fonds nécessaire, rester à l’écoute de ton corps ne peut être que bénéfique il me semble … La canicule ne durera pas éternellement, et tu retrouveras rapidement ta forme d’avant lorsque les conditions redeviendront normales 🙂 Donc surtout, ne doutes pas, tu vas y arriver !

  19. Salut Luc,

    Tu devrais alléger tes entraînements si les conditions ne sont pas optimales (chaleur, fatigue, …). cela ne sert à rien de s’entêter à finir une séance à la ramasse avec une allure en chute libre sur la fin. Mieux vaut alors faire moins de répétitions que prévu et garder du jus pour les séances suivantes. C’est pas évident pour l’égo au départ mais c’est le meilleur moyen de progresser sans risquer le sur-entraînement.
    Le niveau de performance est égal à niveau d’entraînement – niveau fatigue, j’ai l’impression que tu ne tiens pas trop compte du niveau de fatigue qu’il faut absolument minimiser!

    Bonne chance pour la fin de ton plan!

  20. robert72 dit :

    Je sais pas si ton allure est trop rapide….Si ta récupération est trop courte….La seul réponse commune »Sur plusieurs sites de marathoniens » que je connaisse (dans ce cas) est la logique de l’entraînement d’un marathon….En bref, un moment tu en bave comme un chien, ton énergie est vide et ensuite les semaines qui suivent l’entraînement est plus doux et la récupération, pour être au top le jours J, te donne les moyens de ton défis….
    Les conditions climatique sont aussi difficile….
    Peut-être faire un teste MEC sur le surentraînement avec la formule p1-p2-p3…
    Quoi qu’il en soi, garde le cap, cela se passera bien!
    Pour ne pas penser trop en arrière, élimine ce que tu à fait et ne pense qu’au reste…C’est à dire plus grand chose pour y arriver…
    COURAGE LUC!!!!!

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