Profil d’un marathonien et bien plus : Éric Deshaies


Je continue dans mes présentations d’athlètes qui ont réussi leur qualification pour le marathon de Boston lors du marathon d’Ottawa le 29 mai 2011. Lors de ce marathon, Éric Deshaies à réussi un temps de 2h55. Mais avant de vous présenter l’entrevue avec Éric, je tiens à souligner que de s’entraîner avec des gens de la qualité d’Éric est super motivant. Éric est un des membres fondateurs de notre club de triathlon. Il est très généreux de ses conseils et j’apprends beaucoup alors un grand merci. 

Training for Boston (TFB) Combien de marathons jusqu’à présent as-tu complété ?

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TFB. Qu’est-ce qui te fait courir des marathons ?

Pour moi, il n’y a pas de distance moins importante, mais le marathon c’est  la « reine » des courses à pied.

TFB. Comment as-tu trouvé le nouveau parcours du marathon d’Ottawa cette année ?

Très beau comme d’habitude et très varié avec des parties du parcours en ville, en milieu plus rural. Mais j’ai trouvé le parcours plus difficile qu’anticipé. Moins plat que je croyais.

TFB. Ton épouse est également une excellente athlète, comment réussissez-vous à gérer vos entraînements avec le travail et votre enfant ?

Tout est dans l’organisation. Il est certain qu’on s’entraine moins qu’avant.  La plus grosse différence vient du fait que l’on s’entraine beaucoup moins ensemble.  Par contre, le fait d’avoir un tapis roulant et un « trainer » à la maison nous aide beaucoup car on s’entraine pendant les siestes et le soir pendant que Max dort. Il nous arrive même d’écouter un film de 20h à 22h un samedi soir en s’entrainant!  Aussi, on profite du chariot pour faire des sorties en zone 1 en famille.  Pour les entraînements de groupe, on essai de se diviser les trainings.

TFB. Quel est le meilleur conseil que tu as reçu ?

Le respect des zones et des entraînements, mais surtout de ne jamais partir trop vite. Et ce particulièrement sur un marathon. On m’a aussi dit, si les meilleurs le font c’est surement la façon de faire. D’ailleurs on a qu’à regarder les meilleurs courir un marathon, ils vont souvent plus vite sur leur 2 ième demi.

TFB. Tu as fait l’Ultra marathon de Badwater l’an passé, qu’est-ce qui te motive à refaire une telle épreuve cette année ?


J’ai adoré l’expérience mais c’est le genre de course ou l’expérience compte pour beaucoup. Donc maintenant je sais vraiment a quoi m’attendre. Je sais mieux comment me préparer. De plus j’ai été très malade à partir du 70 ième miles, parce que dans ma peur de la chaleur j’ai pris trop de sel. Cette année, je veux juste faire mieux, mais surtout être en relativement bonne forme tout le long. Et si tout va bien mon objectif de 25 h et moins sera possible.

Un résumé de la course de Éric à Badwater est disponible sur le site de notre club ici.

TFB. Qu’est-ce que tu fais pour te préparer à une telle course ?

Il y a trois aspects à ma préparation.

  1. Pour la course en générale, je m’entraine comme pour un marathon avec des cycles de 3 semaines de plus en plus dur et une semaine plus facile. Je fais du tempo et de la vitesse comme pour un marathon.  La grosse différence  est que je fais un très gros week-end lors de ma troisième semaine de cycle avec une sortie de 2 à 3 h le samedi et de 50 à 100 km le dimanche.
  2. Pour la chaleur, je me suis improvisé un sauna avec mon tapis roulant dans le sous-sol. Donc une fois par semaine, je cours dans des conditions semblables à Badwater. En plus dans mon dernier mois de préparation, je fais un protocole d’acclimatation dans un sauna, soit à la piscine d’Aylmer ou au Nordik.
  3. Pour les côtes, là aussi j’utilise mon tapis roulant et je fais le plus possible de sortie dans le parc, soit en zone 1 ou en faisant des intervalles en côtes.

TFB. Quelle est ta plus grande satisfaction dans ta jeune carrière ? Et pourquoi ?

Ma plus grande satisfaction est sûrement le fait d’avoir été champion de monde du double Ironman en 2008. Chacun de mes 15 « finish » sur l’Ironman reste quelque chose d’important pour moi. Mon mariage avec Lyzane à Hawaii 2 jours après le championnat du monde, où tous les deux en plus de mon meilleur ami (Alain Charlebois) avions participé, est quelque chose d’unique dont je suis très fier. Finalement je suis vraiment satisfait d’avoir terminé Badwater en 2010, la course que je considère la plus difficile au monde.

TFB. En course à pied, quel est ton plus beau souvenir ?

Définitivement ma participation au Marathon des Sables en 2007. Toute une expérience sportive mais aussi de vie. Les paysages sont incroyables et l’organisation est vraiment super.

TFB. Avec tout ce que tu as accompli jusqu’à présent, quel sera ton prochain défi ?

Je veux finir l’année 2011 en continuant le focus course avec le marathon de Montréal avec Lyzane ou elle va tenter de qualifier pour Boston (2013) et puis le marathon de Toronto ou c’est moi qui tentera de ma classer pour Boston. Puis je fini mon année 2011 avec le 50 miles JFK, ou je veux faire un PB (Personal Best).

Voici quelques statistiques des performances de Éric en course à pied.

  • Meilleure performance 5 km : 17 minutes et 12 secondes au (Fête du Canada 2010)
  • Meilleure performance 21,1 km :1 heure et 18 minutes au (Army run 2009)
  • Meilleure performance marathon : 2 heures et 55 minutes au (Marathon d’Ottawa 2011)
  • Dernière course : Marathon d’Ottawa en mai 2011.
  • Nombre de kilomètres par année en course à pied : Environ 4 000 km.
  • Heures d’entraînement par semaine : 10 à 15  heures (parfois 20 ou plus si je fais une très longue sortie le week-end)
  • Prochains marathons : Montréal avec Lyzane le 25 septembre et Toronto le 16 octobre. Pour la qualification au marathon de Boston en 2013.
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12 commentaires sur “Profil d’un marathonien et bien plus : Éric Deshaies

  1. IMPRESSIONANT !!! Waowww ! La Badwater, le Marathon des Sables, 15 ironmans, et jeune papa, mais comment fait-il ? Et que de sagesse dans ses conseils …
    Double Ironman, ça veut dire deux fois la distance ?? Si c’est ça, c’est juste énorme !!! Une pointure de l’ultra 🙂
    Merci pour ce portrait hors normes !

  2. Une sacrée belle interview de ce coureur aussi performant que sympathique.
    Badwater, Marathon des Sables que des courses mythiques qui font rêver!

  3. Wow vraiment une bête et une superbe photo !!
    Belle inspiration et des temps à faire rêver.
    1h18 au demi marathon !!!

    J’aimerais savoir quel est son entraînement pour les ultramarathons ? Ou il prend ses entraînements ??

    1. Salut Philippe,

      Je suis moi-même entraineur alors je fais mes propres plans. Je dirais qu’en gros je me fais un plan de marathon mais j’augmente parfois les longues sorties du week-end. C’était la même chose pour le double ironman, je fesais un training de Ironman avec parfois de plus longues sorties. Bien sur il faut aussi un peu orienter notre training selon le parcours de notre prochaine compétition, ex. si c,est un 100 miles en trail, je vais faire beaucoup de sortie en trail.

  4. Très beau palmarès en effet, c’est un coureur très endurant!

    Petit rectificatif sur les ultras les plus durs du monde.
    La palme revient sans conteste à la Barkley (100 miles, 16500m D+, 9 finishers seulement en 24 ans…)
    Pour parler de courses plus « standard », Scott Jurek considère que le Spartathlon est plus dur que la Badwater (il a gagné le Spart 3 fois et la Badwater 2 fois), c’est évidemment subjectif, mais il faut avoir couru les deux pour porter un jugement je pense.

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