Marathon international de Niagara Falls vécu par Isabelle


Marathon international de Niagara Falls vécu par Isabelle

Le marathon international de Niagara Falls est le seul marathon qui débute dans un pays pour se terminer dans un autre pays, ce qui en fait un marathon international. Avec un départ à Buffalo NY et une arrivée à Niagara Falls ON, le marathon offre une riche expérience aux coureurs. Un peu plus de 1050 participants ont complété ce marathon en 2010. Isabelle a couru ce marathon et je l’ai rencontré afin de connaître ses motivations et son expérience de course.

Sa passion

Isabelle a toujours fait de la course à pied. Fière compétitive, accro de l’activité physique, le sport fait partie intégrante de sa vie. C’est en 2008 alors qu’un défi lui est lancé qu’Isabelle s’inscrit au 10 km de la fin de semaine des courses lors du marathon d’Ottawa. Ce 10 km lui procure de fortes sensations de par l’ambiance de course et de voir tous ces gens, des inconnus, l’encourager lors de sa performance. Elle participe quelques mois plus tard au semi-marathon de la Course de l’Armée à Ottawa également.

Ses résultats l’encouragent. Elle dévore tout ce qui a trait à la course à pied. Elle a recours à un programme d’entraînement plus structuré. Ces progrès se mesurent semaine après semaine. Puis sournoisement, vient l’obsession de la qualification pour le marathon de Boston.

« Tout marathonien qui devient sérieux cherche à faire Boston », souligne-t-elle. Son temps à atteindre est de 3h45. Il ne lui faut que 8 minutes à retrancher. « D’ici 24 mois, je vais me qualifier », dit-elle remplie de conviction.

Sa préparation

L’entraînement, s’est une véritable torture. Isabelle s’entraîne 3 fois par semaine en course à pied en plus des entraînements au gym. 2 sorties sur les heures du lunch pour les tempos et les intervalles et elle se réserve les longues sorties pendant le week-end. Sans l’apport de son conjoint, elle ne serait pas en mesure d’accomplir ses longues sorties. Heureusement que son conjoint est un coureur également, il l’encourage et lui permet de bien récupérer après ces longues sorties.

Une formule de prédiction lui permet de déterminer son allure de course. Pour réaliser 3h45, elle doit faire 1h45 au demi. Son allure de course sera de près de 5 minutes au kilomètre, pour une vitesse moyenne de 12 km/h.

Sa course au Marathon de Niagara Falls

« En course, je me sens vivante », lance-t-elle. Pendant ses longues sorties, elle se pratique à courir comme si elle était sur le pilote automatique. Elle fait le vide dans sa tête et enchaîne les foulées. Normalement, c’est ce qui aurait dû se passer lors de son marathon. Toutefois, la veille elle a eu une nouvelle montre GPS car l’ancienne a eu une défaillance technique. Elle n’est pas certaine que sa montre soit bien calibrée.

Lors des premiers kilomètres, le doute s’installe. Elle discute de son allure de course avec les autres coureurs autour d’elle. Ces coureurs ont de différentes allures de course, elle va trop vite, pense-t-elle. Puis un coureur entend les conversations et la rassure sur son allure de course. La cadence est bonne.

Elle suit de loin le Pace Bonnie de 3h40 qui s’éloigne tranquillement, la course se déroule bien. Le parcours offre de beaux défis et de très belles vues, entre autres lorsque sur le pont. Pendant sa course, elle fait le vide et se sent en confiance. Elle commence à croire à sa qualification pour Boston. Elle est proche de ses temps de références. Sa motivation grandit en pensant à son objectif.

Une semaine bien remplie au bureau à laisser des séquelles. La fatigue accumulée commence à se faire sentir. Graduellement, ses temps de passage prennent du retard sur ses temps de références. Ce qui ne devait pas arriver se produisit, c’est le coup de barre, Isabelle frappe le mur ! L’énergie n’y est plus et ça fait mal, les jambes sont de plus en plus lourdes.

« Ma plus grande fierté, c’est de ne pas avoir lâché » me dit-elle.

Lors de son marathon, il devient évident pour elle qu’elle ne réalisera pas son temps de qualification. Elle pense abandonner. Elle broie du noir et un sentiment d’échec l’envahie. C’est le doute sur ses capacités et elle se demande pourquoi avoir fait 16 semaines d’entraînement intensif. Toute cette discipline imposée, les exigences de la préparation sur sa famille, son conjoint et son corps pour si peu de résultat. Dotée d’une excellente force mentale, elle chasse ces idées noires de sa tête et reprend le dessus. Elle va le compléter ce marathon.

Lors de notre rencontre une semaine après son marathon, elle avait fait un bilan. Sereine, elle cherche à tirer des leçons de son expérience. Courir un marathon, s’est puiser dans ses ressources physiques, mais mentales également. Courir un marathon, s’est un test sur l’ensemble de nos capacités. Elle ressort grandie de cette expérience.

Sa période récupération vient à débuter que déjà Isabelle prépare sa prochaine course, le Marathon d’Ottawa au mois de mai. Elle pense même à un ultra-marathon un jour. Les défis ne manqueront pas.

Conseils du moment

  1. Ayez un plan et suivez-le. Le programme d’entraînement est la clé de la préparation pour un marathon, mais il faut le faire à 100%.
  2. Suivre nos progrès par petit pas. La progression vers notre objectif de course est lente, s’échelonnant sur une période de 4 mois et plus parfois. Se concentrer sur les petits progrès réalisé comme les secondes retranchées.
  3. Tirer des leçons de nos expériences. Peu importe le résultat, une mise au point s’impose afin de déterminer ce qui a fonctionné et pourquoi. Se concentre sur ce qui fonctionne pour nous.

Pour connaître les meilleurs temps d’Isabelle www.trainingforboston.worpress.com/profil-dune-athlete-isabelle

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A propos trainingforboston

En affaires, c'est comme courir un marathon car l'important c'est de durer. Marathonien 20 fois.
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2 commentaires pour Marathon international de Niagara Falls vécu par Isabelle

  1. Ping : Marathon d’Ottawa, Isabelle est qualifiée par 6 dixièmes de secondes | Training for Boston's Blog

  2. Valérie dit :

    Je découvre ce récit après avoir lu son magnifique CR du marathon d’Ottawa. Cela confirme mon impression : un sacré mental ! Bravo !

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