Résistance au changement


Vous l’avez fort probablement déjà remarqué, mais qui dit changement dit également résistance au changement. Ce qui est d’autant plus fascinant avec la résistance au changement, c’est que notre cerveau ne fait pas la différence entre un changement de nature positive et un changement de nature négative. Lorsqu’il y a du changement, nous nous retrouvons en situation de déséquilibre.

Cette résistance est provoquée parce que nous devons sortir de notre zone de confort. En course à pied, nous devons régulièrement sortir de notre zone de confort. Nous sortons de notre zone de confort lorsque :

  • nous effectuons des intervalles (fractionnés) beaucoup plus vite que notre vitesse marathon ;
  • nous réalisons nos longues sorties de 32 km ;
  • nous quittons tôt lors d’une soirée entre amis ou en famille pour aller nous reposer, question d’être en forme pour notre entraînement matinal ;
  • nous effectuons un entraînement en côte et que les fréquences cardiaques sont dans le rouge ;
  • nous effectuons un entraînement dans les escaliers ;
  • nous avons des crampes pendant les entraînements ;
  • la douleur dans les cuisses et les mollets est insoutenable, que notre corps veut tout lâcher, que le cerveau abandonne, mais que les pieds suivent la cadence ;
  • nous effectuons nos étirements après un entraînement, coucher sur le gazon et que les passants nous dévisagent ;
  • et j’en passe.

Citation « Dictionary is the only place that success comes before work. Hard work is the price we must pay for success. I think you can accomplish anything if you’re willing to pay the price. »  Vince Lombardi

Si vous êtes prêts à payer le prix, vous êtes capable de briser cette résistance au changement et vous adapter.

Selon l’étude de Labonté & Desbordes réalisée en 2003, le processus d’adaptation au changement est cyclique. Ce processus ce fait en six (6) étapes : la perte, le doute, l’inconfort, la découverte, la compréhension et l’intégration.

En course à pied, nous vivons ces différents stades.

1) La perte. La perte de nos temps libre, une vie remplie de discipline et dictée par notre programme d’entraînement et nos objectifs de temps.

2) Le doute. Dans notre capacité de réaliser les temps, les distances et nos objectifs. Douter que nos objectifs sont irréalistes ? Douter que nous sommes réalistes. Douter que nous sommes capables de faire ce que nous avons débuté. Ce doute …

3) L’inconfort. Inconfort en course, dans nos souliers, dans cet entraînement sous la pluie, dans la neige dans le vent et dans le froid. L’inconfort dans les étirements après un entraînement, l’inconfort quand nous voyons d’autres coureurs courir avec aisance alors que nous sommes prêts de la limite, de nos limites. C’est facile d’être confortable quand on est numéro 1, mais quand on suit le peloton et qu’on peine à suivre, l’inconfort est présent.

4) La découverte. Découverte de nouvelles capacités, que nous sommes capables de nous dépasser et de repousser nos limites. Découverte que notre corps s’adapte et s’acclimate des changements que nous lui proposons, je dirais même que nous lui exigeons. Découverte que nous pouvons y arriver en suivant notre programme d’entraînement.

5) La compréhension. La pensée positive est de retour et nous commençons à y croire. Croire que c’est possible. Croire que nous pouvons atteindre nos objectifs et que tout ce que nous avons effectué comme entraînement commence à être fructueux.

6) L’intégration. Programme d’entraînement, alimentation, récupération, glucides, discipline et bien d’autres n’ont plus de secret pour nous.

Cette résistance au changement n’est pas invincible. Nous pouvons la surmonter. N’oubliez pas qu’en tant que marathonien, nous savons où nous allons : droit vers la ligne d’arrivée de notre prochain marathon un pied devant l’autre.

A propos trainingforboston

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2 commentaires pour Résistance au changement

  1. Denis dit :

    Effectivement, les changements ça dérange toujours, même lorsque le résultat attendu en sera positif. Des fois, il ne faut pas avoir peur de foncer pour atteindre son but.

  2. Robert72 dit :

    Bonjour Luc,
    La résistance au changement que tu dévellopes fait partie d’une des théories d’après l’étude de Labonté & Desbordes.
    D’autres auteurs, psychologue, psychiatre, psychanalyste, etc,…ont aussi théorisé le phénomène de résistance….
    Dernièrement j’ai fait la lecture d’un ouvrage qui dévellope la résilience…
    La résilience serait divisée en 8 processus.
    1- La défense-Protection
    2- L’équilibre face aux tensions
    3- L’engagement-Défi
    4- La relance
    5- L’évaluation
    6- La signification-Valuation
    7- La positivité de soi
    8- La création

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