Le surentraînement, réaction.


Le corps est soumis à une variété de sollicitations quotidiennes et qui nécessitent qu’on y fasse face avec un certain niveau d’énergie. Avant de développer … retour sur une terminologie le Stress??

NDLR : Ce texte est un excellent commentaire écrit par Arnaud en réaction à l’article écrit sur le surentraînement https://trainingforboston.wordpress.com/2010/11/11/le-surentrainement/

Mot galvaudé et trop souvent mal utilisé. C’est une composante qui est uniquement NÉGATIVE (-) mais si ce stress est source de motivation, d’émulation, de dépassement de soi… alors on l’appelle ACTIVATION (+) Le but pour les sportifs est de trouver un équilibre et surtout d’être en mesure d’identifier quand le stress (énergie négative) domine trop longtemps car l’énergie qui y est consacrée ne se renouvelle pas aussi vite dans cet état de STRESS plutôt qu’en état d’activation, de repos (actif ou passif) et surtout il est le terrain propice pour le surentraînement.

Pour faire une comparaison, c’est comme la déshydratation quand on s’en rend compte il est trop tard…. le phénomène est déjà profondément ancré et demandera une approche appropriée comme tu l’as mentionné Luc.

Comment suivre mon niveau de récupération (d’adaptation) au stress, un test parmi tant d’autres : Test de Ruffier ou encore la variante Test Ruffier-Dickson:

Préambule pour valider et pouvoir comparer un test à un autre,

  • Toujours dans les mêmes conditions, aux mêmes heures avec le même matériel et essayé de manière à bien roder le protocole … surtout si fait au réveil, avant le café😉
  • Pouls au repos (assis ou allongé) = P1
  • Faire 30 squats=genou-flexions; en 45 sec (descendre les fesses aux talons, bras tendus devant vous)
  • À la fin de ces 30 squats/45 sec prendre votre pouls = P2
  • Suite à 1 min de repos après les squats, reprendre votre fréquence cardiaque= P3

L’indice Ruffier Dicks0n se calcule comme suit: Indice= [(P2-70)+(2*(P3-P1)]/10 L’échelle de graduation va de 20 à zéro (voire même inférieur à zéro) Plus l’indice est proche de zéro plus votre niveau de récupération au stress est efficace et bonne.

TOUTEFOIS, n’oubliez jamais que ce qui est le plus important n’est pas l’indice en soi-même mais plutôt son évolution d’un test à un autre, gardez-en une trace dans votre carnet d’entraînement. Quand le volume et l’intensité planifiés p à l’entraînement justifient des indices moins bons lors de certaines périodes, ce même indice permet tout autant de juger du niveau de récupération et permet ainsi objectivement de s’ajuster sur mesure. (« 2 ou 4 séries a d’intervalles d’intensité, au choix aujourd’hui.. voyons l’évolution de mon indice Ruffer-Dickson!?! ») Finalement le surentraînement est une étape vraiment avancée de faible capacité à faire face au volume et intensité de stress variables. Soyez proactifs et garder le plaisir de pratiquer plutôt que d’attendre et d’être réactif… votre indice pourrait alors vous indiquer de manière objective qu’une longue période de repos actif ou passif s’impose, sans pratiquer votre activité préférée.

Bon entraînement à toutes et à tous!

Commentaires écrit par : Arnaud

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