Coupures


Si vous n’êtes pas en train de faire vos derniers préparatifs pour le marathon de New York en ce début de mois de novembre, vous êtes certainement en fin de saison de course à pied. Certains appellent ça du repos, d’autres la fin de la saison et moi j’appelle ça une coupure d’entraînement. Peu importe son appellation, cette période de repos, amplement mérité, se prépare et se planifie, comme votre programme d’entraînement.

Cette coupure d’entraînements est un mal nécessaire. Elle se prépare environ 2 semaines avant l’arrêt. Durant ce deux semaines, la distance diminue et l’intensité des entraînements diminue également. Une fatigue intense risque de faire ressentir pendant ce deux semaines de transition. C’est normal, votre corps est en train de vivre un stress et cherche à s’ajuster à ce que vous lui proposer.

La coupure permet à votre corps de refaire le plein de ces réserves dont vous aurez fort besoin lors de votre prochain marathon. Cette coupure permet également à vos tendons et vos muscles de se régénérer. La fibre musculaire se détend. Vous pouvez en profitez pour chercher à accroître la souplesse tant recherchée pendant les étirements.

Vous pouvez faire une coupure totale ou une coupure partielle. Une coupure totale devrait d’être d’un maximum de 3 semaines. La période de remise en forme sera le double. Ainsi, un arrêt de 3 semaines entraînera un retour progressif vers un niveau optimal pour un coureur s’échelonnant sur une période de 6 semaines.

Cette année, je fais une coupure totale. Je prends une pause. Je n’ai pas le choix, je reviendrai sur cet élément là sous peu. Pour moi, ça se passe plutôt bien. Toutefois, la coupure totale est difficile à gérer pour d’autres. J’ai connu des marathoniens qui ont sombré dans la dépression lors d’une coupure d’entraînement. Le High de la course à pied est une puissante drogue. Ne pas le négliger.

Pendant cette période, il importe de surveiller son poids et ce que nous mangeons. La prise de poids peut être rapide. Pendant les périodes d’entraînements, un marathonien peut avaler tout près de 4 000 calories dans une journée. Une coupure totale au préalable avoir diminué ses entraînements peut entraîner le syndrome que j’appelle : « la faim sans fin« . Nous avons beau mangé, et mangé et mangé, rien n’y fait car le sentiment de satiété ne vient jamais.

Après une période de coupure totale, un entraînement de remise en forme est à conseiller. Cette période sera le double de notre arrêt. Elle influera des courses à faible allure et peut être entrecoupée de petites marches. Il s’agit de reprendre la forme sans se blesser.

La coupure partielle, comme son nom l’indique, inclue des entraînements de course à pied ou autres formes d’activités physiques, tels le vélo ou la natation. Une caractéristique importante consiste à réaliser une diminution de plus de 50% des heures entraînements hebdomadaires. Diminuer également l’intensité des entraînements. Donc pas d’intervalles, uniquement des courses de maintien de la forme physique.

Cette coupure partielle devrait être faite après un marathon. Elle s’échelonnera sur une plus longue période que la coupure totale, soit entre 4 et 8 semaines.

Terminons en mentionnant qu’il n’y a rien de mal à faire une coupure totale. Lors de la période de remise en forme, un marathonien sera plus lent que ces temps de références. Si votre orgueil n’est pas trop piqué au vif, dites-le à vos partenaires d’entraînement. Ils vont comprendre. Autrement, ils on un sacré chemin à faire avec leur ÉGO.

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A propos trainingforboston

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2 commentaires pour Coupures

  1. Patrick dit :

    hé hé je découvre à mon tour votre blog que je trouve super intéressant. A bientôt de continuer de lire vos posts…

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