Humidité et marathon.


Courir par temps chaud et humide est un facteur aggravant pour plusieurs marathoniens. À Gatineau, Québec, c’est l’automne avec la pluie, les vents et le début des temps froids. Nous n’avons pas de difficultés en course à pied avec l’humidité. Cette température est même très agréable pour courir. Toutefois, le 14 septembre 2008, j’ai complété le marathon de Montréal par temps de fort humidité.

Avec le facteur humidex, la température oscillait à près de 38 degrés celcius à compter de 11 heures le matin. http://www.radio-canada.ca/sports/PlusSports/2008/09/14/001-marathon.shtml Si le Kenyan n’a éprouvé aucune difficulté à parler aux journalistes après son marathon, pour ma part, j’ai bien cru que j’allais périr dans le stade.

En 2008, j’ai complété le marathon de Montréal en 4h04 minutes. Pendant ces 4 heures, j’ai perdu 4 kilos (10 livres). J’ai eu besoin de 5 mois de récupération. Mon corps était complètement à plat. J’ai fait deux pneumonies pendant ces 5 mois de récupération. Croyez-moi, je suis loin de m’inscrire au Marathon des sables.

Afin de maintenir une hydratation appropriée, le corps humain a besoin de 750 ml d’eau à l’heure pendant une course à pied. Par temps chaud et humide, le besoin en eau peu accroître et atteindre 1 litre par heure.

Dans la plupart des marathons, les points d’eau se retrouvent à tous les 2,5 km. Les bénévoles nous donnent un verre d’eau ou autre liquide pour nous désaltérer. Ces verres contiennent approximativement 125 ml. Mais est-ce suffisant ?

En une heure de course, la majorité des marathoniens vont croiser 4 à 5 points d’eau. Ces 5 points d’eau permettent de boire 5 X 125 ml pour 625 ml. Si vous remarquez, je présume que cette eau a été toute bue, ce qui en soit est parfois un défi lorsque vous courez. Un marathonien enregistre donc un déficit de 125 ml par temps propice à la course, soit sans humidex. Lors de journée ayant une forte humidité, le corps d’un marathonien enregistre un déficit de près de 400 ml d’eau par heure.

Lorsque la déshydratation vous frappe, le corps humain se retrouve en surcharge de stress et réagit en provoquant des crampes. Lorsque les crampes arrivent, vous devez dire adieu à votre temps visé et vos objectifs.

Un petit conseil très simple consiste à prendre un verre au début du point d’eau et d’en prendre un second à la fin. Vous pouvez toujours avoir une personne qui fait votre ravitaillement pour vous en course en vous fournissant vos gels et votre eau. Si vous n’avez pas cette chance là, vous pouvez transporter une bouteille d’eau avec vous pendant la course.

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En affaires, c'est comme courir un marathon car l'important c'est de durer. Marathonien 20 fois.
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